<![CDATA[NC]]> http://lafdal.dzblog.com Actualités, Economie algérienne, Découvertes ... fr Thu, 08 May 2008 00:21:47 GMT Thu, 08 May 2008 00:21:47 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Tourisme : Algérie et quelques vues du ciel ...]]> http://lafdal.dzblog.com/article-238849.html
L'Algerie vue du ciel !
par Algerie-Videos .... pas super tous ces paysages ! ]]>
Thu, 08 May 2008 00:21:47 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-238849.html
L'Algérie de l'après-pétrole ... Science-fiction ou Réalité à venir ! http://lafdal.dzblog.com/article-238847.html

La Chine est devenue la première puissance économique et militaire du monde, détrônant depuis quelques années déjà les Etats-Unis d'Amérique. Cependant, les relations internationales sont toujours caractérisées par la volonté des grands pays de dominer la terre et de s'accaparer de ses richesses, notamment l'or noir devenu de plus en plus rare. Des régions entières du globe subissent des famines endémiques sous l'oeil indifférent des pays nantis. La terre ne suffit plus à nourrir tous ses habitants. Les télévisions ne diffusent plus lesimages, désormais banales, des milliers de loques humaines décharnées, agonisant au milieu de cadavres puants que personne ne prend la peine d'enterrer.

L'Algérie ne produit plus une goutte de pétrole ni de gaz. Au contraire, elle doit en importer pour couvrir ses besoins, auprès des pays du Moyen-Orient dont les réserves considérables ne sont pas encore épuisées. Malheureusement, il n'y a plus un sous dans la Banque d'Algérie. Personne ne peut expliquer comment les immenses réserves de change du pays se sont évaporées au fil du temps, en dépit des investissements énormes consentis par l'Etat algérien et qui n'ont pas eu d'effets palpables à long terme sur l'économie du pays.

Malgré les louanges quotidiennes adressées aux princes du Golfe, et les courbettes obséquieuses à l'égard du Serviteur des Lieux Saints, nos frères arabes restent insensibles aux supplications du gouvernement algérien, exigeant d'être payés rubis sur l'ongle. L'Algérie est en panne généralisée. Aucune usine ne fonctionne. Aucune voiture ne circule. Les aéroports sont fermés, faute de kérosène. Les avions de la compagnie Air Algérie, alignés sur le tarmac de l'aéroport Houari Boumediène, immobilisés depuis des années, sont attaqués par la rouille, et ont été méthodiquement désossés. La seule activité qui fait encore rentrer des devises reste l'exportation de la ferraille. Le gouvernement a spécialement créé à cet effet, un ministère appelé le ministère de la Valorisation des Déchets ferreux. Sa tâche est immense, et constitue un défi difficile à relever. Il s'agit, ni plus ni moins, de démanteler tous les complexes industriels du pays devenus obsolètes, à l'arrêt faute d'énergie et de pièces détachées, en vue de vendre ces millions de tonnes de ferraille pour glaner quelques devises susceptibles de payer l'importation de denrées alimentaires vitales pour nourrir la population affamée. L'exode rural a vidé la campagne de ses habitants, et personne ne cultive les terres arables livrées à la prédation des promoteurs immobiliers. Tout doit être importé, alors que les caisses de l'Etat sont désespérément vides.

L'Algérie vit une des heures les plus dramatiques de son histoire. Des émeutes ont éclaté un peu partout sur l'immense contrée du pays, réclamant du pain devenu introuvable, toutes les boulangeries ayant fermé faute de farine et d'électricité pour faire marcher les fours. Les services de sécurité sont débordés, face aux scènes de pillage et de brigandage devenues banales dans toutes les bourgades du pays. Les policiers, n'ayant pas reçu leur solde depuis des mois, ne manifestent d'ailleurs aucun excès de zèle pour réprimer les manifestants de carburant.

Les Djebels sont infestés de terroristes qui contrôlent une grande partie du pays, soumettant les citoyens à la charia islamique. les navires de guerre chinois, américains et européens patrouillent dans les eaux territoriales algériennes pour traquer Al Qaïda, sans même demander l'autorisation du gouvernement algérien, ni l'aval de l'ONU. Ils tirent sans sommation sur les milliers de harraga qui tentent de fuir chaque jour le pays à destination de l'Eldorado européen.

Le Maroc et la Tunisie, qui n'ont pas été piégés par la malédiction de l'or noir, sont parvenus graduellement, à force de travail, à tirer profit de leur propres spécificités pour développer leurs pays et les soustraire au sous-développement. Leur niveau de vie n'est pas loin de celui de l'Occident. Les Algériens qui essayent de franchir les frontières de ces pays frères sont impitoyablement abattus. Gagnés par le découragement, rongés par la famine, ils se sont tournés vers leurs frères du maquis qui leur fournissent de quoi se nourrir. La fibre nationaliste, à fleur de peau qui faisait jadis vibrer les Algériens, s'est éteinte depuis longtemps. Le passé glorieux des ancêtres qui avaient chassé le colonialisme n'est qu'une lointaine réminiscence

L'élite politique et intellectuelle nationale, réfugiée en France, manifeste à tout bout de champ pour réclamer davantage de liberté et de démocratie pour l'Algérie, pendant que soixante millions d'Algériens meurent de faim. Des fils et des petits-fils d'anciens apparatchiks, confortablement installés à l'étranger, figurent parmi ceux qui militent, dans les salons parisiens, pour le redressement du pays.

L'anarchie généralisée qui règne en Algérie a attiré les convoitises des pays voisins qui veulent s'accaparer une portion de son territoire. Le Maroc, en souvenir d'une vieille revendication longtemps mise en sourdine, a fait une incursion profonde en territoire algérien, jusqu'à la wilaya de Tlemcen, arguant de droits historiques qu'il prétendait détenir sur ces régions. La Tunisie n'hésite par à réclamer toute une partie de l'Est algérien pour des motifs similaires.

Même le Mali avance des arguments invraisemblables et fallacieux pour réclamer une partie du Sahara. L'Algérie, enfant malade de l'Afrique du Nord, qui, au temps de sa gloire, inspirait crainte et respect, est devenue la proie de petits prédateurs prêts à tout pour se partager son territoire. Certains analystes lui président le sort funeste de l'ancien Irak démembré, ayant donné naissance en 2020 à trois Etats indépendants : le Kurdistan, la République Chiite de l'Irak et l'Etat Islamique du Rafidein, d'obédience sunnite.

Les observateurs qui suivent depuis longtemps la scène politique et économique de l'Algérie n'arrivent toujours pas à comprendre comment ce pays prometteur aux richesses matérielles et humaines illimitées, qui a arraché son indépendance au prix d'une révolution mémorable, et malgré l'intelligence et la conscience politique de son élite et de ses dirigeants, en soit arrivé à un tel état de délabrement, en l'an 2050.

 NB :  2050, c'est demain. Et demain se prépare aujourd'hui. Ce scénario apocalyptique, volontairement pessimiste, a pour but de rappeler l'extrême fragilité de notre économie, entièrement dépendante du pétrole. On doit être capable d'exporter autres choses que la ferraille ou des figues de Barbarie.

 Article du journal Le Quotidien d'Oran

 Froid dans le dos, pas vous ?

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Wed, 07 May 2008 23:41:11 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-238847.html
Marché algérien de l'Automobile : A quand des usines de montage en Algérie ? http://lafdal.dzblog.com/article-178573.html Si la facture D'importation du blé et des médicaments de part son montant élevé a de tout le temps attiré l'attention des décideurs algériens, il reste que celle de l'importation des véhicules particuliers passe très souvent inaperçue.
Qu'en juge. En 2006, les concessionnaires automobiles ont importé pour deux milliards de dollars en véhicules particuliers. La même année, et selon un chiffre communiqué par le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, lors de sa dernière conférence de presse, la facture des  importations de blé n’a été que de 975 millions de dollars. La même année la facture d’importation des médicaments a été légèrement supérieure à un milliard de dollars. Donc, en 2006, l’enveloppe en devises fortes consacrée aux importations de véhicules particuliers était presque identique à celle des importations de blé et de médicaments réunies. Et la tendance semble se maintenir en 2007.   Selon les dernières statistiques communiquées par les douanes algériennes, il ressort que durant le premier semestre de l’année en cours, les importations automobiles ont progressé de 55% en atteignant 1,6 milliard de dollars. Ce montant représente l’importation de plus de 135 000 véhicules dont 124 500 par les seuls  concessionnaires. A ce rythme, on s’attend à ce que la facture des importations automobile frôle les 3 milliards de dollars à la fin de l’année 2007.
Ce qui est énorme pour un pays qui, contre toute logique économique, soutient indirectement la demande intérieure en véhicule particulier tout en n’ayant pas une industrie locale. Une politique qui profite particulièrement aux constructeurs français Renault, Peugeot et Citroën qui accaparent près de 40% du marché algérien automobile. En ce début du mois de septembre, le gouvernement algérien recevra une douche froide en apprenant que le constructeur automobile Renault va investir au Maroc en construisant une usine d’assemblage à Tanger. Cette dernière aura une capacité de production de 200 000 véhicules par an à partir de 2010. Plus tard, il est attendu que cette usine atteigne une production de 400 000 véhicules. Le montant de l’investissement sera de l’ordre de un milliard d’euros tandis que 3 000 emplois directs seront créés et 30 000 autres indirects. C’est Carlos Ghosn, patron du groupe Renault-Nissan, qui signera le protocole d’accord avec le Premier ministre marocain, Driss Jettou. Quelques jours après l’accord de Tanger, le constructeur français automobile rend publics les chiffres de ses ventes dans le monde pour les mois de juillet et août. Il ressort de la lecture des chiffres que les ventes de Renault en Algérie ont bondi de 23,5%, soit la plus forte progression en Afrique en termes de vente et de pourcentage.
Depuis le début de l’année 2007, Renault a vendu 24 246 véhicules en Algérie. En clair, Renault assemble des Logan et des Kangoo à Casablanca, au Maroc,  pour les vendre en Algérie. En parallèle, les ventes du constructeur français au Maroc ont fortement chuté de plus de 20%. Seulement 19 484 véhicules de marque Renault ont été vendus au Maroc depuis le début de l’année 2007.  Pourtant, au Maroc, Renault dispose d’une usine de montage de véhicules dans la ville de Casablanca : l’usine porte le nom de la Somaca.

 

 

Les faux arguments des concessionnaires ( Renault  & cie)
En 2004, le constructeur automobile français achète les parts de l’Etat marocain qu’il détient dans la Somaca, une usine de montage automobile située dans la ville de Casablanca. En plus de Renault et de l’Etat marocain, la Somaca était détenue à 20% par Fiat et 20% par Peugeot-Citroën. Mais le marché marocain de l’automobile restait faible. En 2003, seulement 48 500 véhicules neufs ont été vendus au moment où le marché algérien,la même année était trois fois supérieur.
La Somaca arrivait difficilement à produire 18 000 véhicules en 2004.
Autre handicap du marché marocain de l’automobile, sa faible croissance : 5% par an 
Mais la stratégie de Renault allait plus loin que le marché marocain. A partir de 2006, Renault devait produire la Logan 90 dans les chaînes de montage de la Somaca. Evidemment, ce véhicule, pas très cher, sera destiné entre autres aux pays maghrébins, en tête l’Algérie, et au reste de l’Afrique.
Au moment où le constructeur français affinait sa stratégie au Maroc, les concessionnaires  automobiles jugeaient le marché algérien pas encore important pour nécessiter l’implantation d’une industrie de montage ou d’assemblage automobiles. Un représentant ira même jusqu’à dire un jour sur les colonnes d’un journal qu’il faudrait une demande supérieure à 200 000 véhicules par an pour étudier la possibilité d’installer une usine d’assemblage en Algérie.

 

 

Quelle part de vérité dans ce genre de déclarations ? Aucune
Au Maroc et avant que Renault ne prenne possession  de la Somaca, cette dernière produisait six gammes de véhicules. Fiat assemblait la Palio et la Siena, Renault, la Kangoo, Peugeot la Partener et Citroën la Berlingo. La plus forte production venait de Fiat avec 9 000 véhicules. Le nombre total de véhicules des quatre constructeurs qui sortaient de la Somaca ne dépassait par les 20 000 unités pour un marché marocain ne dépassant pas les
50 000 véhicules par an.
Malgré cela, les quatre constructeurs européens trouvaient leurs comptes. En Colombie, Renault assemble sa Logan 90 dans la même usine que Toyota. Donc, plusieurs constructeurs peuvent utiliser un même site d’assemblage pour une plus grande rentabilité. Avec plus de 200 000 véhicules par an, l’Algérie est considérée comme le second marché automobile en Afrique après celui de l’Afrique du Sud. Donc toute implantation d’une industrie de montage automobile ne serait que rentable.
Par ailleurs, l’Algérie pourrait profiter de l’expérience de l’Afrique du Sud dans ce domaine. Il y une dizaine d’années, l’Afrique du Sud adoptait une politique d’encouragement de l’industrie automobile. Une politique qui porte le nom de Motor Industry Developpement Plan (MIDP). C’est un programme incitatif et protectionniste qui favorise la croissance de la production locale via des crédits d’impôts et d’exemption de droits de douanes à l’importation. Aujourd’hui, l’Afrique du Sud produit plus de 600 000 véhicules par an sans parler de l’implantation d’une multitude de producteurs de pièce détachée.
L’Algérie dispose de plusieurs atouts pour encourager l’industrie automobile. Le pays produits de l’acier, du verre plat et une multitude d’accessoires. La Tunisie, qui a connu un développement important de la production de la pièce détachée automobile, pourrait être associée dans une stratégie commune dans ce domaine.
Mais en attendant que les pouvoirs publics prennent des mesures pour faire profiter l’économie algérienne de cette forte demande en véhicules particuliers, les constructeurs étrangers continuent de faire de juteux bénéfices sans aucune contre partie productive. Le marché algérien de l’automobile continue d’être boosté par des prix des carburants bas et une politique du crédit à la consommation qui n’a aucune incidence sur la croissance de l’économie nationale.

 

Il serait temps que l'Etat prenne en charge ce pan de l'économie qu'est l'automobile et mette à plat la stratégie d'implantation des constructeurs  !!!  Que l'Algérie ne soit pas juste un comptoir commercial !

Source http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=55045&idc=4

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Mon, 17 Sep 2007 10:39:32 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-178573.html
Un Algérien invente une carte biométrique faciale http://lafdal.dzblog.com/article-167576.html  L’Algérien Guenzet Merzouk-Sofiane a frappé à toutes les portes pour faire connaître son invention, la carte biométrique faciale, déjà reconnue aux Etats-Unis, depuis 1992, date à laquelle il a déposé un dossier pour l’obtention d’un brevet d’invention.

Mais comme dit le proverbe, «nul n’est prophète en son pays !» C’est en Algérie que cet informaticien connaîtra les pires difficultés. Le procédé de la biométrie faciale est une technique de mémorisation codifiée de l’empreinte digitale sur une carte à puce. Cette dernière peut être appliquée à la sécurisation des documents de paiement. Carte nationale, permis de conduire, passeport, titre de transport, dossiers médicaux. En somme, l’invention offre une sécurisation optimale avec une économie financière.

L’enjeu était de taille, la France venait d’investir 48 mds de francs pour la carte à puce avec un autre procédé plus coûteux.  Le marché étant immense avec le réseau de carte bancaire qui par simple prélèvement de 2 % sur chaque vente avec une garantie de 500 FF, alors que le chèque ne l’est qu’à 50 FF. En termes bancaires, c’est ce qu’on appelle un produit d’appel. Rentré en 1992, avec le soutien du feu Président Boudiaf, M. Guenzet soumis son travail à la DGSN. Il effectue également par la suite des démarches auprès des ministères de l’Intérieur, des Transports.

Mais un membre de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) lui conseille de s’associer à HB technologie. Actuellement, d’autres horizons semblent s’ouvrir pour lui puisque avec l’annonce, lors de la conférence des hommes d’affaires arabes, du système «capital risque», des opportunités pourraient s’offrir à lui. En tout cas, Guenzet Merzouk Sofiane a fondé sa boîte, Maghreb biométrical business machine, et entend sensibiliser les pouvoirs publics sur l’importance de son brevet. «J’apporte un savoir-faire qui peut donner l’occasion à mon pays de concurrencer les grands dans le secteur des cartes bancaires», dira-t-il.

Source : http://www.lanouvellerepublique.com/

 

 

 

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Thu, 02 Aug 2007 11:27:15 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-167576.html
Le paradis existe sur Terre ! http://lafdal.dzblog.com/article-16361.html Une équipe de biologistes a pénétré au cœur de la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée et révélé un écosystème vierge exceptionnel : une faune et une flore qui recèlent des centaines d'espèces inconnues de la science, mais peut-être pas des indigènes qui vivent dans cette région ignorée du reste du monde.

Kangourou arboricole (dendrolagus pulcherrimus), oiseau mangeur de miel, rhododendron blanc géant, échidné à long bec (zaglossus bruijnii), mais aussi une soixantaine d'espèces de grenouilles, environ 150 papillons, des centaines de plantes, une quarantaine de mammifères : autant d'espèces et de sous-espèces animales et végétales rares, voire inconnues, qui viennent d'être découvertes au cœur du territoire des Papous d'Indonésie… "Cela ressemble au jardin de l'Eden sur Terre", s'enthousiasme Bruce Beehler, vice-président de Conservation International, une organisation de protection de la nature. Ce scientifique américain, ornithologue de formation, est l'un des maîtres d'œuvre d'une découverte inestimable pour le biologiste qu'il est. "Nous avons trouvé des dizaines, voire des centaines de nouvelles espèces dans ce qui est probablement l'écosystème le plus vierge de toute la région de l'Asie-Pacifique",

 

Source : Courrier International

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Thu, 09 Feb 2006 15:15:26 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-16361.html
Caricatures de Mohammad (QSSSL) : Réflexions de Akram Belkaïd http://lafdal.dzblog.com/article-15326.html La pitoyable affaire des caricatures publiées par le journal danois Jillands-Posten oblige les musulmans de France à se poser les questions suivantes : qu’est-ce qui est grave et répréhensible dans la publication de ces dessins de piètre qualité ? Est-ce le fait que l’on a représenté le prophète Mohammad (paix et salut sur lui) ? Est-ce parce qu’on s’est moqué de lui ? Ou enfin, est-ce parce qu’on l’a assimilé à un terroriste ?

Le délit de blasphème, ça n’existe pas

Si j’ai tenu à poser ces questions, c’est parce qu’il me semble que la confusion est totale et qu’il est urgent de porter un regard critique sur l’emballement que connaît actuellement le monde musulman. En ce qui me concerne, j’estime que seul le fait d’avoir assimilé le prophète à un terroriste pose problème. Cela relève, à mon avis, de l’incitation à la haine et il existe des lois pour punir ce genre d’agression. Représenter le prophète avec une bombe sur la tête est en effet une provocation irresponsable qui jette l’anathème sur 1 milliard de musulmans.

Mais avant d’aller plus loin sur cette question, je suis d’abord amené à reconnaître que je ne me sens absolument pas le droit, en tant que musulman, de crier au délit de blasphème. Cela peut faire mal d’entendre cela - et j’ai du mal à l’écrire - mais, désolé, des gens, qu’ils soient peintres, sculpteurs ou caricaturistes, ont le droit de représenter le prophète s’ils le souhaitent. Nous sommes en France et la liberté d’expression et de création est un droit, un acquis, qu’il faut chérir et défendre à tous prix. Le délit de blasphème ça n’existe pas et si nous aimons ce pays dans lequel nous vivons, il nous faut l’accepter. Voilà une concession que nous commande le bon sens et qui ne heurte pas notre conviction religieuse. Il n’y a qu’un seul vainqueur, c’est Allah et ce ne sont pas de minables dessins qui changeront ou amoindriront notre foi.

De même, que des abrutis inconscients aient envie, ici et là, de rire du prophète, cela me blesse profondément, mais c’est leur droit. Rire du prophète des musulmans, celui dont le nom est cité à chacune de nos profession de foi, est un droit ou une licence que je ne m’octroie pas mais que je ne refuse à personne, y compris, et c’est très important, à un musulman. Chacun est libre et responsable de ses actes. Encore une fois, un seul vainqueur, Allah. De la même manière, je n’ai jamais apprécié les galéjades à propos du pape ou des chrétiens mais je ne conçois pas d’en appeler pour cela aux tribunaux.

Le délit existe : incitation à la haine

Par contre, et j’y reviens, assimiler Mohammad (psl) à un terroriste ne relève pas à mon sens de la liberté d’expression. C’est une provocation islamophobe et la nature de son message est évidente : on n’est plus dans le comique mais bel et bien dans le politique. « Ils sont tous terroristes puisque le chef originel de leur communauté, leur guide, celui dont le prénom est le plus porté dans le monde musulman en est un », voici ce que dit implicitement cette caricature. C’est pourquoi, il faut faire preuve de discernement dans cette affaire. Les protestations doivent uniquement porter sur l’amalgame « musulman = terroriste » car le reste ne mérite que mépris et haussement d’épaules.

Non au boycottage. Non à la violence

Pourquoi brûler des ambassades ? Pourquoi punir collectivement tout un peuple, danois, norvégien ou français, alors que seuls des individus sont concernés par cette affaire ? Je suis affligé par ce que je vois et entends dans le monde musulman. A quoi cela rime-t-il ? Encore une fois, nous allons donner l’image d’une oumma incapable de se maîtriser, qui s’enflamme à la moindre étincelle et qui est incapable de prendre une distance critique par rapport aux événements. Au Danemark, comme en France et contrairement en Syrie, un gouvernement ne peut censurer un journal. Il peut encore moins s’excuser pour ce qu’un journal indépendant a publié. Le fait même que l’on ne puisse pas comprendre cela dans le monde arabo-musulman en dit long sur son immaturité. Et en quoi, tous les Danois, seraient responsables des dessins ? Nous autres musulmans détestons être victimes d’amalgames qui nous stigmatisent mais appeler au boycottage des produits danois n’est rien d’autre que l’application d’une punition collective injuste.

Réfléchissons un peu

Il est aussi nécessaire de bien étudier la genèse de cette affaire. Les caricatures ont été publiées en septembre. Pourquoi est-ce maintenant que le scandale devient planétaire ? Certes, en septembre dernier, le premier ministre danois a fait preuve d’une stupidité totale en refusant de recevoir les ambassadeurs des pays musulmans en poste à Copenhague mais ce n’est pas cela qui a allumé la mèche. En réalité, c’est la tournée dans les pays du Golfe et en Egypte de religieux musulmans vivant au Danemark qui a initié la crise. Etait-ce une tournée d’information ou de désinformation ? Comment expliquer les messages véhiculés sur le net à propos de Corans brûlés au Danemark ?

Autre piste de réflexion : qui peut nier que les gouvernements du Proche-Orient ont tout intérêt à occuper leurs peuples et à leur offrir des ennemis lointains à conspuer pour les empêcher de réfléchir à renverser des régimes dictatoriaux ? Hier, c’était Israël, aujourd’hui c’est les Danois. Lorsque je lis que les ministres arabes de l’Intérieur ont protesté contre ces caricatures, j’ai envie de vomir. Voilà les maîtres de la persécution et de la confiscation des libertés individuelles qui se refont une virginité grâce à cette affaire. Quelle hypocrisie !

Je ne suis pas un adepte de la théorie du complot mais je tiens à vous faire partager cette hypothèse de travail : depuis plusieurs mois, les journalistes qui couvrent l’actualité mondiale économique guettent sur leurs tableaux de bord les signes avant-coureur d’une désaffection à l’égard du dollar. On sait que les caisses des pays musulmans producteurs de pétrole sont pleines à craquer de billets verts. Qu’adviendrait-il si ces pays venaient à décider de vendre ces dollars pour acheter de l’euro de façon à diversifier leurs réserves de change ? La réponse est simple, de gros soucis pour les Etats-Unis dont l’économie dépend de la prédominance du dollar. Alors, quand je vois le jeu trouble joué par le gouvernement égyptien dans cette affaire et que j’entends le gouvernement américain critiquer les caricatures et aller dans le sens de la rue arabe, je me pose des questions et je dis qu’il faut demeurer très prudent dans cette affaire.

Et pourquoi le Danemark ?

Les Etats-Unis, parlons-en. Guantanamo, l’Irak, peut-être demain l’Iran. Qui proteste ? Qui boycotte ? Personne. S’en prendre à un petit pays est plus simple. Ne pas acheter de Legos est plus facile que de clouer des Boeing au sol ou de ne plus utiliser les logiciels de microsoft. Au lieu de faire face de manière sereine à cette provocation, des musulmans du monde entier trouvent dans cette affaire les moyens de se défouler à peu de frais.

Quelques enseignements à tirer pour les Occidentaux

On ne guérit pas le susceptible avec des calembours. Le monde musulman est profondément travaillé par un sentiment d’humiliation qu’il serait irresponsable de négliger. Dans cette affaire, la liberté d’expression a bon dos car ce qui est en jeu, c’est l’accélération du processus de choc de civilisations. Les journalistes du Jillands-Posten savaient très bien ce qu’ils faisaient et leur provocation a fonctionné puisque la rue arabe s’enflamme. Prions Dieu pour que tout cela se calme au plus vite mais je crains le pire. A chaque fois que l’on provoquera gratuitement les musulmans, c’est les extrêmes qui triompheront. Déjà difficilement audibles dans leur communauté, les réformateurs, les modernistes, seront encore plus submergés par le vacarme des extrémistes. Et c’est cela que veulent les De Villiers et compagnie : pour eux, l’islam ne peut, ne doit être, que fureur, protestation et violence.

A propos de France Soir

Je ne connais pas Raymond Lakah. Sa décision de limoger le directeur de France Soir fait couler beaucoup d’encre. Les uns y voient une inadmissible entrave à la liberté d’expression tandis que d’autres y décèlent des motifs bassement mercantiles. Je ne sais pas qui a raison même si je rappelle que des patrons de journaux qui virent des directeurs de rédaction, il y en a eu plusieurs dans l’histoire de la presse française sans oublier les télévisions ou un mot de trop est synonyme de placard définitif. Par contre, ce qui m’étonne, c’est que personne n’a rappelé que Lakah, un chrétien - catholique romain si je ne me trompe pas - est originaire d’Egypte. Dans ce pays, faut-il le rappeler, la minorité chrétienne, notamment les coptes, ne vit pas des jours faciles. Imaginez un seul instant quel profit des groupes extrémistes égyptiens vont tirer du fait qu’un journal français, propriété d’un chrétien égyptien, a publié des caricatures offensant l’islam. Cela, les journalistes de ce quotidien ont eu tort de ne pas y penser.

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Mon, 06 Feb 2006 11:23:24 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-15326.html
Grippe aviaire: un nouveau prototype de vaccin, apparemment prometteur ... http://lafdal.dzblog.com/article-14393.html Des chercheurs américains ont fabriqué un prototype de vaccin par génie génétique, capable de protéger des souris contre différentes souches de virus H5N1 de grippe aviaire isolées chez des malades, selon leurs travaux publiés jeudi en ligne par la revue médicale britannique The Lancet.Malgré ces travaux présentés comme prometteurs par les auteurs, il reste encore du chemin avant de disposer d'un vaccin sur le marché.

Les chercheurs ont administré ce prototype-vaccin à des souris, puis leur ont inoculé de grandes quantités de virus. Ils ont constaté que les rongeurs immunisés, en dépit de relativement faibles niveaux d'anticorps neutralisants contre les virus H5N1 Hongkong 2003 et Vietnam 2004, étaient protégés contre ces virus (ainsi que contre le Hong Kong 97 ayant servi à fabriquer le vaccin).

Outre l'absence de mortalité, "parmi les animaux vaccinés, il y a eu un minimum de perte de poids et de morbidité, sans effets secondaire indésirables", relève M. Sambhara .

Ce prototype-vaccin mobilise en effet une variété spécifique de bataillons de globules blancs du système immunitaire, des cellules CD8 T, qui aident l'organisme à se débarrasser du virus.

Face à un virus pandémique de grippe d'origine aviaire, "il devrait protéger aussi", avance-t-il en estimant que son prototype a "donné 100% de protection".

Une demande de brevet protégeant ce procédé a été déposée, indique-t-il.

Bravo la recherche americaine !

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Thu, 02 Feb 2006 15:11:16 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-14393.html
Répartition des exportations algériennes 2005 http://lafdal.dzblog.com/article-13807.html Liste détaillée des pays client :

Pays export (millions $)
Etats-Unis 10 460 
Italie 6 950 
Espagne 4 980 
France 4 940 
Brésil 2 891 
Pays-Bas 2 640 
Canada 2 170 
Turquie 1 670 
Portugal 1 540 
Belgique 1 470 
Allemagne 1 230 
Grande-Bretagne 553 
Egypte 553 
Corée 408 
Maroc 319 
Chine 244 
Reste du Monde 2 582 
Totaux 45 600 

Graphique de rapartition des exportations par pays

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon, 30 Jan 2006 18:49:07 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-13807.html
Répartition des importations algériennes 2005 http://lafdal.dzblog.com/article-13795.html Liste détaillée par pays fournisseur :

Pays Import (millions $)
France 4 430 
Italie 1 490 
Etats-Unis 1 330 
Chine 1 290 
Allemagne 1 230 
Espagne 953 
Japon 780 
Turquie 592 
Argentine 584 
Ukraine 539 
Brésil 520 
Reste du Monde 6 262 
Totaux 20 000 

Graphique de répartition :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon, 30 Jan 2006 18:36:12 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-13795.html
Colonisation française : La légende du coup d'éventail http://lafdal.dzblog.com/article-12444.html En 1794, la France était attaquée de tous côtés. Non seulement son territoire était envahi sur plusieurs points, mais son peuple et son armée risquaient d'être affamés. Ne produisant pas assez pour subvenir à ses besoins, elle ne trouvait nulle part où acheter le complément de grains qui lui était nécessaire. Nulle part... sauf en Algérie, dont le dey offrit à la Convention toutes facilités pour faire ses achats de blé.

Deux ans plus tard, le Directoire a succédé à la Convention, mais la guerre n'en continue pas moins, et l'Angleterre continue à poursuivre son plan d'affamer les armées de la République ; en outre... le Trésor est vide, ou presque. Le dey d'Alger offre alors au gouvernement français de lui prêter un million, sans intérêts, pour les achats de blé que celui-ci aurait à effectuer en Algérie. Le gouvernement français accepte, et les achats sont effectués notamment par l'intermédiaire de la maison Bacri et Busnach, gros commerçants juifs, auxquels d'ailleurs la plus grosse partie du blé qu'ils livrent à la France est fournie par le dey lui-même.

Les achats de blé ainsi effectués dépassent de beaucoup le million prêté ; la France ne les paie pourtant point. Qu'importe !

La France est riche et est personne d'honneur. Quand la paix sera revenue, elle réglera ses dettes. Le dey continue donc de fournir du blé à Bacri, et Bacri de livrer à la France.

1815 : la paix est revenue, c'est le moment de se faire payer. Bacri et le dey réclament leur dû.

Mais chacun sait que la bourgeoisie française n'aime guère payer ses dettes de guerre. Elle estime qu'est suffisant l'honneur qu'elle a fait à ses créanciers en leur permettant de la sortir de l'embarras. Ils ont eu l'insigne honneur de l'aider à vaincre, que veulent-ils de plus ?

Malgré la paix et l'« ordre » revenus, le gouvernement de la Restauration fit donc autant de difficultés que ses prédécesseurs pour payer ceux qui avaient fourni de quoi faire le pain du troupier français. On objectera que certaines cargaisons avaient été de mauvaise qualité. C'était bien possible, même très probable ;

il n'y a pas de raison pour que Bacri et Busnach aient fait exception dans l'honorable corporation des fournisseurs de guerre. En conséquence, le Commission française, réunie en 1819, fit subir de sérieuses réductions aux factures de Bacri, en suite desquelles ce qui reste dû est fixé définitivement, d'accord avec Bacri et le dey, à une somme globale de 7 millions. Il n'y a donc plus qu'à payer. Eh bien on ne paie pas. L'accord de 1819 stipulait que, sur les 7 millions, seraient retenues les sommes qui pourraient être dues par Bacri à ses créanciers. En conséquence, le Trésor français verse bien l'argent, mais il le verse à Paris, à la Caisses des dépôts et Consignations ; aussitôt une nuée d'oppositions, de la part de créanciers de Bacri, vrais ou prétendus, se produit, et, en 1827, soit huit ans après que l'accord réglant définitivement le montant des sommes dues a été conclu, les tribunaux français n'avaient pas encore statué sur la validité de ces oppositions ! En 1827, donc, le dey n'était pas encore remboursé du million qu'il avait prêté à la France, sans intérêts, trente et un ans auparavant ! Bien plus, du fait des dettes que Bacri avait eu soin de faire en France, le dey risquait fort de ne jamais toucher un sou. Ainsi, sous couleur de satisfaire ses réclamations, on avait « rendu légale sa spoliation » ( Esquer, La Prise d'Alger, p. 49)

Le dey d'Alger était ainsi magnifiquement récompensé de l'ardeur qu'il avait mise à faciliter le ravitaillement de la France affamée par l'Angleterre.

En cette année 1827, le dey d'Alger découvrit un fait bien plus grave encore, où la perfidie du gouvernement de la restauration dépassait vraiment toutes les bornes.

A l'extrémité est de la Régence, à 500 kilomètres environ d'Alger, sur un point du littoral appelé Calle, la France avait la concession d'un entrepôt commercial. Le gouvernement français, par la voix de son représentant à Alger, Deval, avait promis au dey que l'entrepôt ne serait pas fortifié ( Esquer, La Prise d'Alger, p. 53.) ; c'était un emplacement pour faire du commerce, mais rien de plus ; ce ne devait point être transformé en une place forte. Or, la France avait fortifié la Calle, et le dey venait de l'apprendre.

Supposez que la France se soit conduite avec les Etats-Unis, pour le règlement de ses dettes de guerre, comme elle s'est conduite avec le dey d'Alger, ne croyez-vous pas que, bien avant que trente ans ne soient passés, la flotte américaine ne se serait pas, pour le moins, emparée de la Guadeloupe et de la Martinique, et ne serait même venue faire un petit tour à Brest ? Ou bien, supposez que la représentation commerciale des Soviets à Paris convertisse ses bureaux en forteresse, la France serait-elle longue à renvoyer l'ambassadeur soviétique chez lui, et à réoccuper par la force les locaux de la Représentation commerciale ?

Le dey d'Alger, lui, se contenta de demander des explications. Il les demanda par écrit au gouvernement français, et comme celui-ci ne répondait pas, il les demanda verbalement au consul de France. Que vouliez-vous que celui-ci réponde ? Pour l'affaire de la Calle en particulier, il savait fort bien que c'était lui-même, Deval, qui s'était engagé à ce que le territoire ne fût pas fortifié, et il savait aussi que, malgré cela, on l'avait fortifié. Dans ces conditions, quand on n'a pas d'explications valables à fournir, il n'est qu'une ressource : c'est le prendre de haut. C'est ce que fit Deval. Alors, furieux, le dey s'emporta, injuria, et finalement donna au « représentant de la France » un coup de son chasse-mouche.

On tenait le prétexte !

Le gouvernement français, convaincu de mauvaise foi, allait châtier le dey coupable d'avoir « injurié la France ». Car l'« honneur de la France » ne consistait pas à payer ses dettes le plus vite possible, l'« honneur de la France » ne consistait pas à respecter la parole donnée ; l'« honneur de la France » consistait à frapper celui qui lui reprochait ses actes déshonorants. « Je m'appelle lion » ; ma raison est la meilleure... parce que je suis le plus fort. Et je suis le plus fort, non seulement par les armes, mais par toute l'organisation de mensonges que, sous les noms divers d'enseignement, de littérature, de « culture », etc., j'ai créée pour me servir. En conséquence, du mensonge je ferais la vérité. Toute une armée d'« intellectuels » proclamera par le monde, comme la vérité, comme une Vérité évidente et universellement admise, que j'ai été outragé sans raison, et que mon bon droit à m'emparer d'Alger est incontestable. Il n'y a pas un Français, pas un élève de l'école primaire qui ne sache pas que le « coup de l'éventail » du dey Hussein est à l'origine de la conquête de l'Algérie ; combien y en a-t-il à qui vous avez appris, messieurs les Professeurs, l'histoire des fortifications de la Calle ? Il n'est pas un manuel d'histoire élémentaire qui ne contienne quelques illustrations du dey frappant le « représentant de la France », mais ce n'est que dans quelques rares livres, tirés à un petit nombre d'exemplaires, et enfouis dans les bibliothèques, qu'on peut trouver des renseignements sur les raisons pour lesquelles le dey était, ce jour-là, si fort en colère. Voilà l'« histoire » bourgeoise. L'emportement du dey est monté en épingle, mais les raisons de son emportement sont soigneusement cachées, car sinon, le lecteur pourrait s'apercevoir que si jamais « coup d'éventail » fut justifié, ce fut bien celui que reçut à Alger, le 30 avril 1827, le consul de France.

Pour rappel, l'Histoire n'appartient à personne ... mais merci à ces plus ou moins inconnus qui se chargent de la propager et qui participent aux combats contre l'ignorance  pour éviter de s'entendre dire que le colonialisme a joué un rôle positif  !  ;=)

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Wed, 25 Jan 2006 14:51:24 GMT http://lafdal.dzblog.com/article-12444.html