Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 18:02

«L'Angleterre n'a pas d'amis ou d'ennemis, elle n'a que des intérêts permanents.»

Winston Churchill

On le sait. Avec un rituel de métronome, chaque année nous réchauffons péniblement une symbolique à laquelle les jeunes qui, sans être éduqués dans le culte de la patrie, ont, au fond d'eux-mêmes, le «feu sacré». Notre indépendance a atteint l'âge de raison. Mais l'Algérie peine toujours à se redéployer dans un environnement mondial de plus en plus hostile. Est-ce parce qu'elle n'abrite pas en son sein les compétences à même de la faire sortir de l'ornière? Est-ce qu'elle n'a pas les ressources qui lui permettraient de financer son développement? Non! Comment alors expliquer cette panne dans l'action qui fait que nous sommes encore à chercher un projet de société et à vivre au quotidien gaspillant une rente imméritée qui hypothèque lentement mais sûrement l'avenir de nos enfants, leur laissant ce faisant, une terre inculte, ouverte à tout vent où rien de «construit» par l'intelligence de l'homme ne lui donnera une singularité?

A l'Indépendance, nous étions tout feu, tout flamme et nous tirions notre légitimité internationale de l'aura de la glorieuse Révolution de Novembre. La flamme de la Révolution s'est refroidie en rites sans conviction, pour donner l'illusion de la continuité. L'Algérie actuelle, qu'est-ce- que c'est? Un pays qui se cherche, qui n'a pas divorcé avec ses démons du régionalisme, du népotisme? Qui peine à se déployer, qui prend du retard, qui vit sur une rente immorale car elle n'est pas celle de l'effort, de la sueur, de la créativité? C'est tout cela en même temp! Le pays s'enfonce inexorablement dans une espèce de farniente trompeur tant que le baril couvre notre gabegie-. Après, ce sera le chaos.

Cinquante ans après l'Indépendance, nous n'avons plus le droit de continuer à diaboliser les autres et les rendre responsables de notre gabegie actuelle. Si le devoir d'inventaire est toujours d'actualité avec l'ancienne puissance coloniale, nous ne pouvons pas l'incriminer chaque fois que nous échouons dans la plus pure tradition de la théorie du complot. Si complot il y a, c'est que notre «défense» était poreuse, nous n'avons pas été à la hauteur. Pourquoi? Pourtant la guerre de Libération a été pour nous une source de ressourcement. Le grand tort est que nous n'avons pas su prendre les virages rendus nécessaires par l'évolution rapide du monde.

Des pays se créent ou sont défaits sous nos yeux, au gré de la volonté des puissants. Il ne faut pas croire ou laisser croire que nous sommes immunisés, notre tour viendra, c'est inéluctable. On ne laissera pas tranquille un pays de 2387.642 km² - le deuxième pays d'Afrique après la partition du Soudan- avec sa profondeur stratégique, son potentiel énergétique, ses différents climats... son potentiel archéologique et touristique- Elle deviendra une Terre promise pour les seigneurs dans ce XXIe siècle de tous les dangers.

Qu'on «se rassure», il n'y aura pas de colonisation classique mais un néocolonialisme néolibéral qui ne fait pas de place à l'Etat mais au marché qui doit être le nouveau -monothéisme- auquel il faut faire allégeance. Cette nouvelle religion occidentale de l'argent, déclinée de différentes façons, mondialisation-laminoir, prédations de la finance, ajustement structurel, rend caduques toutes les politiques sociales de l'Etat.

Ce mimétisme que nous avons de l’Occident en tentant de lui ressembler dans la dimension consommation et non dans celle du travail , de l’effort de l’intelligence et de l’endurance est encore plus tragique au sein des pays arabes car aucun d'eux ne crée de la richesse, ils vivent en satrapes sur le fonds de commerce de la nature, tel que le pétrole, le gaz, et d'une certaine façon, le tourisme qui sont des mannes qui profitent, dans une large mesure, aux dirigeants qui permettent pour se maintenir, l'avènement de toute une faune prédatrice qui fait de la corruption le fondement de son «éthique». Justement, s'agissant de l'Algérie, Nicolas Sarkis déclarait récemment: «L'Algérie va devenir un importateur de pétrole. L'Algérie est le premier pays producteur qui risque de devenir un pays importateur de pétrole. L'Algérie n'a pas joué la prudence dans l'exploitation de ses richesses, l'Algérie peut se réveiller un jour sur une situation très douloureuse.»

Qu'on se le dise! Les anciens invariants ont de moins en moins de consistance, le marché démolit les frontières des pays vulnérables, il veut faire de la Terre, un village où tout est à vendre pour ceux qui ont de l'argent. Même la notion de drapeau est rendue discutable pour les pays faibles. Certaines multinationales ont des budgets de loin supérieurs à ceux des Etats.

Dépendance passive et dépendance active

Qu'est-ce qu'être indépendant au XXIe siècle avec une mondialisation dimensionnée à la taille des plus grands, des plus forts, des plus immoraux? Qu'est- ce qu'être indépendant quand on est dépendant à 80% pour sa nourriture, à 100% pour sa construction, ses transports quand on est dépendant à 100% pour ses achats de tous les jours, de ses machines pour extraire le pétrole, quand on est dépendant pour ses industries qui ont été au fil des ans laminées, qui par le FMI et son ajustement structurel, qui par l'infitah à l'Anouar El Sadate qui fait de nous des handicapés moteurs et mentaux au point qu'il ne nous reste que deux neurones, ceux qui nous permettent de coordonner nos gestes pour nous nourrir de nourriture imméritée car elle est volée à la nature et surtout aux générations futures à qui il ne restera rien.

Qu'est-ce qu'être indépendant quand nous ne pouvons plus défendre notre territoire qu'avec des arbalètes face aux drones, aux fusils laser, aux avions F16 et autres foudres Qu'avons-nous fait de notre indépendance? de ce capital de sympathie, de considération que nous avions à l'Indépendance? Quand nous pensions que l'espoir était permis, que nous pouvions rivaliser avec les autres pays évolués, nous, les Arabes d'Occident, nous qui avions une avance morale technologique et d'ouverture sur le monde au point de nous arrimer maintenant à une métropole moyen-orientale avec toutes les connotations de fatalité de coup de Jarnac, d'installation dans les temps morts et s'en remettant au destin sans se battre avec les armes de la science et du savoir, sans apprivoiser la technologie. C'est une erreur que nous payons de nos jours au centuple

Qu'est-ce qu'être indépendant quand notre système éducatif est en miettes et que l'on casse les dernières défenses immunitaires que sont les formations technologiques (ingéniorat) au profit d'un schéma mis «gracieusement» à notre disposition par un pays qui ne l'applique pas à lui-même, jetant dans le désarroi, à titre d'exemple, la plus vieille institution du pays, presque centenaire et qui, qu'on le veuille ou non, a formé des Algériennes et des Algériens avec un niveau respectable?

Qu'est-ce qu'être indépendant quand on a stérilisé toute velléité de fierté des Algériens à telle enseigne que cet événement majeur est vécu dans la clandestinité la plus totale pour 99% de la population, notamment la jeunesse. Chaque année notre télévision et ses clones nous resservent le même remake, la foi de l'indépendance s'étant refroidie en rites dont seuls les marchands du Temple ont le secret qui leur permet de durer renvoyant aux calendes grecques tout espoir de sortie du tunnel.

En cinquante ans, le paysage politique international a profondément changé. Souvenons-nous les années soixante, la vague de décolonisation a donné l'illusion que les pays étaient réellement indépendants et que tout était permis, la misère morale et matérielle devait faire place à la liberté de parole, de travailler, bref, de donner la pleine mesure de son talent. Cruelle erreur, les espoirs furent rapidement confisqués par des dirigeants qui jouèrent le même rôle que l'ancien occupant tout en s'éliminant mutuellement sous les regards harassés des peuples.Aimé Césaire,en son temps, jugeant d'un oeil très critique cet hold-up de la liberté,de la démocratie, eut cette formule lapidaire sans appel: ««La lutte pour l'indépendance, c'est l'épopée! L'indépendance acquise, c'est la tragédie.»

En Algérie, ce fut moins d'un mois après l'Indépendance une guerre sauvage entre les baroudeurs qui ont supporté l'essentiel des combats contre la France et l'armée dite des frontières. «Seb'a snine barakat!», «sept ans ça suffit!» Ferhat Abbas décrivant la situation, écrivait à propos de ce qu'il appelle la «République des camarades»: «Quand on veut fonder un parti, il n'est pas question de créer une catégorie de privilégiés et de supercitoyens. Ni d'institutionnaliser une autorité parallèle», ce sont «de nouveaux caïds». On l'aura compris, la Révolution c'est eux,le martyr c'est eux. A eux donc de mettre l'Algérie en coupe réglée cadenassant à mille tours l'expression politique autre que celle du magister dixit. Résultat des courses: beaucoup pensent qu'en 1962 nous n'avons pas été indépendants, nous n'avons fait que changer de dépendance passant de celle coloniale à celle d'une nomenklatura bâillonnant tous les rêves et comptant s'installer pour mille ans.

La situation actuelle est profondément dangereuse. Le monde a profondément changé; en 6 mois, le Monde arabe a été bouleversé de fond en comble pour un dessein qui n´est malheureusement pas au bénéfice des peuples arabes. Des alliances se nouent, d´autres se dénouent. Quoi qu´on dise, les regards sont braqués sur l´Algérie. Nous ne sommes pas à l´abri d´un tsunami, nos frontières sont de plus en plus vulnérables et nous donnons l´impression de nous installer dans les temps morts avec des slogans du siècle précédent. L´Algérie est devenue le premier pays d'Afrique par la superficie et il ne faut pas croire que nous sommes invulnérables. Le démon du régionalisme, la soif de pouvoir, l´appât du gain et pour notre malheur, l´étendue du pays, sa richesse en hydrocarbures et en terres agricoles, sont autant de critères de vulnérabilité.

Que faut-il faire avant qu'il ne soit trop tard?

Il est évident que pour les petits pays comme l'Algérie, le grand secret c'est de pouvoir avoir une politique étrangère en choisissant au gré de ses intérêts les types de dépendance active et non passive. Elle ne pourra le faire que si sa société est monolithique tout entière comme un seul homme derrière des dirigeants qui pratiquent la démocratie, l'égalité des chances et l'alternance.. La diplomatie du cocktail doit faire place à celle du Web 2.0 et au Dow Jones que nos diplomates se doivent de maitriser. Il vient qu'un changement radical est nécessaire dans le calme et la sérénité. Il est nécessaire de restituer au peuple la vraie souveraineté de choisir en toute transparence ses dirigeants.

Mohand Tahar Mohammedi écrit à ce propos: «L'Algérie en a un besoin urgent pour trois raisons fondamentales. La première est que le pays, nombreux parmi les meilleurs de ses enfants ont sacrifié leur vie pour se libérer du joug colonial, n'appartient à aucune personne, ce bien commun, légué par les morts aux vivants, et non un patrimoine privé. La seconde est que la violence doit être bannie. Enfin, la troisième raison est que la légitimité ne peut être acquise par la contrainte, la manipulation et le mépris du peuple, mais par des élections libres et transparentes. Le monde a changé, le peuple algérien mérite de vivre en démocratie, avec une justice indépendante qui applique les lois émanant de celui au nom duquel elle agit, c'est-à-dire le peuple. Une école du savoir, libre de tout dogme idéologique, et c'est ici qu'on prépare la démocratie de demain contrairement à ce régime autoritaire qui ne pourrait être formateur des citoyens démocrates». (1)

Encore une fois et au risque de me répéter, l´Algérie de 2011 se cherche, elle est d´abord, en quête d´un projet de société avec un désir d´être ensemble. L´Algérie a besoin de tous ses fils et filles sans exclusive. Voulons-nous d´un tsunami qui emportera tout et qui fera de l´Algérie une zone grise? Seul un ciment puissant permettra à l'Algérie de ne pas voler en éclats. Nous avons une année devant nous pour réussir une transition à la veille du 50e anniversaire. Prendre le pari de réussir en mobilisant tout le monde sans exclusive, en préparant une transition sans douleur, en donnant la parole aux sans-voix, en prenant le parti d'être impopulaire pour prendre des décisions qui garantissent l'avenir. Le postulat de base est que la société civile doit être consultée sur les grands dossiers avec une dimension pédagogique au quotidien. Chacun d'entre nous devra contribuer quelle que soit sa position à l'émergence de consensus sur les grands enjeux.

A titre d'exemple, si on explique aux Algériens la tragédie de la situation énergétique en le convainquant dans le cadre d'états généraux où chacun a son mot à dire, je suis convaincu que nous pourrions aller vers le développement durable avec la mobilisation de chacun, de l'écolier à l'imam au ministre qui, par leurs comportement vis-à-vis de l'énergie, seraient irréprochables. De même, un chantier important est celui de la formation des hommes, il consistera à revoir de fond en comble le système éducatif responsable de la débâcle actuelle et, notamment l'enseignement supérieur qui doit tourner le dos à une colonisation mentale qui fait que nous sous-traitons le destin scientifique de l'Algérie.

« Que reste-t-il de ce feu sacré qui animait l'Algérie au sortir de l'Indépendance? Peut-être qu'il faille une révolution de l'intelligence. Il nous faut chaque fois réinventer le sens de l'Indépendance nationale. Le nouveau langage n'est plus celui des armes mais celui de la technologie du Web2.0, des nanotechnologies, du génome, de la lutte contre le réchauffement climatique et des nouvelles sources d'énergie du futur. Il faut tourner le dos à la rente, qui a fait de nous des paresseux et qui, à tort ou à raison, cristallise les rancoeurs de tous ces jeunes sans qui il n'y aurait pas d'Algérie ».

« Il faut en définitive faire émerger de nouvelles légitimités basées sur le savoir, bien dans leurs identités, pétries de leur histoire et fascinées par le futur. C'est un fait, nous avons des difficultés à être nous-mêmes et à réveiller la flamme du patriotisme que chacun, à des degrés divers, rêve de voir réanimer pour montrer que tout n'est pas perdu, qu'il est possible encore de tracer un destin pour ce pays. Ce peuple n'a pas besoin du m'as-tu-vu pour croire. Notre pays doit retrouver le chemin de la sérénité. Il doit libérer les énergies en réhabilitant les valeurs du travail, de l'effort et du mérite. Il n'y a pas d'autre issue.(2)

En paraphrasant la boutade de Winston Churchill, nous pourrons alors écrire, que

« l'Algérie ne devra pas avoir d'amis ou d'ennemis, elle devra veiller d'une façon permanente à ses intérêts».

1. M. Tahar Mohammedi http://ffs1963. unblog.fr/2009/06/06/lalgerie-est-elle-independante/
2. http://www.city-dz.com/48-ans-apres-sommes-nous-reellement-independants-en-algerie/

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz


 Publié dans  identité ,futur, algérie fascinée par l'avenir

Par lafdal - Publié dans : Politique
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 22:04

« Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux, 
        Que le salut de Dieu soit sur le plus noble des messagers, ses proches 
et ses compagnons jusqu'au jour du jugement dernier. 
        Chères concitoyennes, chers concitoyens,  
        
         L'enjeu national majeur était, au début de la décennie écoulée, d'éteindre 
le feu de la Fitna, d’oeuvrer au rétablissement de la paix et de la concorde 
et de consacrer la réconciliation nationale. 
        Grâce à Dieu et à votre engagement à mes côtés, ces objectifs ont été 
atteints conformément à nos valeurs séculaires de clémence et de pardon. Les 
craintes se sont dissipées et les esprits apaisés. 
        Avec le retour de la paix, il devenait impératif de dépasser les séquelles 
de la destruction et de rattraper les retards accumulés. A cet effet, nous avions 
engagé successivement deux gigantesques programmes d'investissements publics 
à tous les niveaux. Le troisième programme est en cours de réalisation. 
        Ces programmes ont incontestablement porté leurs fruits et les années 
2000 furent riches en réalisations à tous les niveaux et sur tout le territoire 
national, notamment en matière d'infrastructures de base et d'équipements socio-économiques. 
       Dans le même temps, le déficit en logements a été considérablement  pallié 
par la réalisation, tous les cinq ans, d'un million de logements et le chômage 
a été également résorbé dans une large proportion. Le pays a renoué avec 
ses principes de justice sociale et de solidarité nationale, en témoignent 
les importants transferts sociaux et les multiples formes d'aide octroyées par 
l'Etat pour subventionner les produits de première nécessité et améliorer les 
services publics. 
        Ces réalisations ont été accompagnées par le règlement anticipé de 
la dette extérieure par l'Algérie qui a retrouvé la place qui est sienne 
aux niveaux africain, arabe et international dans le cadre du respect mutuel. 
 
 
        Chères concitoyennes, chers concitoyens,  
        L'Algérie suit, naturellement, les mutations en cours sur la scène internationale, 
particulièrement celles survenues dans certains pays arabes. Face à cette situation, 
l'Algérie réaffirme son attachement à la souveraineté des pays frères 
et à leur unité, son rejet de toute ingérence étrangère et son respect de la 
décision de chaque peuple découlant de sa souveraineté nationale.

 
Au plan national et dès lors que nous vivons dans une société pluraliste, 
il est tout à fait naturel que des courants se préoccupent des vents de changement 
qui soufflent sur la région. 
        Il est évident que nous penchions plus vers les positions des forces 
politiques imprégnées du sens nationaliste qui bannissent toute ingérence dans 
les affaires des autres et rejettent, en contrepartie, toute ingérence étrangère 
dans les leurs. 
         C'est là la position de la majorité écrasante de notre peuple 
qui suit avec intérêt les différentes initiatives et qui est en droit de s'exprimer 
quand la stabilité du pays est menacée. 
        Tous les peuples, particulièrement les jeunes, aspirent au progrès social 
et économique et à davantage de justice et de liberté, et plus encore à une 
meilleure gouvernance. La démocratie, la liberté, la justice et l'Etat de droit 
sont autant de revendications légitimes que nul ne saurait ignorer. 
        Notre peuple est jeune et ambitieux, d'où la nécessité de satisfaire, 
jour après jour, aux multiples revendications dans tous les domaines et nous 
sommes aujourd'hui, plus que jamais, interpellés pour opérer des réformes  
socio-économiques et politiques. 
 
        Chères concitoyennes, chers concitoyens,  
        Sur cette base, nous avons engagé des actions pour satisfaire les revendications 
sociales légitimes de nos citoyens. Un nouveau mécanisme a été mis en place 
pour stabiliser les prix des produits alimentaires de base qui connaissent une 
flambée sur les marchés internationaux. 
        L'investissement a été soutenu par d'importantes mesures incitatives 
à travers l'accès au foncier et une plus grande disponibilité des crédits bancaires. 
Ces mesures favoriseront la création de richesses et l'amélioration de l'offre 
d'emploi. 
        Les différents dispositifs de soutien destinés aux jeunes et aux sans 
emploi désirant créer leurs propres micro-entreprises ont été également renforcés. 
        Parallèlement, les mécanismes de l'Etat visant à encourager l'emploi 
de jeunes diplômés ont été améliorés aux plans qualitatif et quantitatif. La 
durée des contrats a été prolongée, ces contrats sont devenus renouvelables 
et les bénéficiaires deviennent prioritaires lors de la titularisation. 
        Concernant l'habitat, un effort incommensurable est consenti depuis 
2000 à ce jour à travers la satisfaction d'une grande partie de la demande et 
la réduction de la protestation. 
        Je demeure convaincu, en dépit du programme ambitieux en cours de 
réalisation, que de nouvelles demandes seront exprimées. Des demandes que 
nous devrons prendre en charge en toute objectivité et avec mesure. 
        L'actuel programme quinquennal prévoit la réalisation de deux millions 
de logements dont plus d'un million seront délivrés avant 2014. 
        Nous avons décidé de promouvoir l'accès des citoyens à l'habitat rural 
y compris au niveau des petites agglomérations et de permettre au plus 
grand nombre de familles désireuses de construire ou d'acquérir un logement 
de bénéficier de prêts à cet effet
En résumé, les réalisations sont palpables et les statistiques 
connues de tous. Elles appartiennent exclusivement à la collectivité nationale 
et nul ne pourrait faire croire que les fruits du développement ne profiteraient 
qu'à certaines catégories sociales. Cependant, peut-on affirmer que tout 
va pour le mieux ? 
        A l'évidence non ! Des fléaux sociaux tels la corruption, le népotisme 
et le gaspillage sévissent et l'Etat s'emploie à les combattre avec vigueur 
et détermination. 
        Voilà une autre bataille qu'on ne peut remporter qu'avec la participation 
de toutes les catégories de la population, car tout ce qui est réalisé l'est 
pour vous, avec vous et grâce à vous. 
 
        Chères concitoyennes, chers concitoyens,  
        D'importantes mesures seront prochainement prises qui insuffleront un 
nouvel élan à la gestion de nos programmes et à la dynamisation de l'appareil 
de l'Etat. Elles viendront conforter la lutte contre la bureaucratie et les 
dysfonctionnements enregistrés au sein de notre Administration et faire face 
à toute atteinte aux deniers publics. 
        Une concertation sera engagée cette année au niveau local avec 
les citoyens, les élus, le mouvement associatif et l'Administration pour définir 
les objectifs d'un meilleur développement local et les adapter aux attentes 
de la population. 
        Dans ce contexte, une action sérieuse sera engagée en direction de l'entreprise 
économique, publique ou privée, en ce sens qu'elle constitue, par excellence, 
la source génératrice de richesse et d'emploi, dans le but d'assurer son développement 
et sa modernisation. 
        La promotion et la mise à niveau de l'entreprise tendent essentiellement 
à consolider la croissance économique du pays, à relever le niveau de productivité 
et à améliorer la compétitivité. 
        A cet effet, le gouvernement doit élaborer un programme national d'investissement 
destiné aux entreprises économiques, tous secteurs d'activités confondus, en 
concertation avec tous les opérateurs économiques et sociaux. 
        Le gouvernement doit également réunir les conditions optimales pour 
libérer les initiatives à travers l'amélioration de l'environnement de l'entreprise 
et, en général, l'instauration d'un climat propice aux affaires et à l'investissement. 
 
        Chères concitoyennes, chers concitoyens,  
        L'Algérie a engagé, depuis plus de deux décennies, un pluralisme politique 
pour lequel le peuple a payé un lourd tribut, sans aide ni assistance de quiconque 
de par le monde. 
        Le pluralisme politique dans notre pays est illustré par l'existence 
d'une trentaine de partis politiques et d'un parlement pluriel. 
        Le pluralisme se traduit aussi par la liberté d'expression, une réalité 
que reflètent nos médias de par leur diversité et par l'audace dans le ton qui 
les caractérise. 
        Nous pouvons être fiers d'appartenir à un pays où la liberté d'expression 
est une réalité palpable, un pays qui ne compte aucun prisonnier d'opinion ni 
détenu politique. Un acquis remarquable qu'il convient de consolider pour 
en assurer la pérennité.
La Fitna est plus grave que le meurtre et c'est au prix de sang 
et de larmes que l'Algérie demeure unie et forte, que la République et ses acquis 
démocratiques sont préservés et que l'espoir est à nouveau permis. 
        Nul n'a donc le droit de réinstaller, d'une façon ou d'une autre, 
la peur dans les familles algériennes, inquiètes pour la sécurité de leurs enfants 
ou de leurs biens ou plus grave encore, l'inquiétude de toute la nation sur 
l'avenir de l'Algérie, son unité, son indépendance et sa souveraineté nationale. 
  
        Chères concitoyennes,  
        Chers concitoyens, 
 
        Nous sommes aujourd'hui appelés à aller de l'avant dans l'approfondissement 
du processus démocratique, le renforcement des bases de l'Etat de droit, la 
réduction des disparités et l'accélération du développement socioéconomique. 
        Cette mission ambitieuse et décisive pour l'avenir de notre pays exige 
l'adhésion de la majorité, la participation de toutes les forces politiques 
et sociales et la contribution des compétences nationales. Elle requiert aussi 
un Etat fort capable d'instaurer une plus grande confiance entre l'administration 
et les citoyens. Un Etat reposant sur une administration compétente et crédible 
et un système judiciaire placé sous la seule autorité de la loi. 
        Cette mission nécessite surtout que nos instances élues puissent jouir 
d'une légitimité incontestable. 
        Après le recouvrement de la paix et de la sécurité, le lancement de 
programmes de développement ambitieux et la levée de l'Etat d'urgence, j'ai 
décidé de parachever cette démarche par un programme de réformes politiques, 
visant à approfondir le processus démocratique et à permettre aux citoyens de 
contribuer davantage aux décisions dont dépendent leur avenir et celui de leurs 
enfants. 
        Le rôle des différentes assemblées élues est un rôle vital qui sera 
renforcé car ce sont les élus qui sont en contact direct avec les citoyens et 
la réalité vécue. 
 
        Chères concitoyennes, 
        Chers concitoyens, 
 
        M'appuyant sur la Constitution, j'userai du droit qu'elle me confère 
pour demander au parlement de réviser l'ensemble de l'arsenal législatif sur 
lequel reposent les règles de l'exercice démocratique et le libre choix des 
citoyens. 
        Conscient de la responsabilité qui m'incombe, fort de votre soutien 
et soucieux de préserver l'équilibre des pouvoirs, j'£uvrerai à introduire des 
amendements législatifs et constitutionnels en vue de renforcer la démocratie 
représentative dans notre pays. 
        Il sera procédé à une profonde révision de la loi électorale. Cette 
révision doit répondre à l'aspiration de nos concitoyens à exercer leur droit 
électoral dans les meilleures conditions, empreintes de démocratie et de transparence, 
afin de choisir leurs représentants dans les assemblées élues. 
        Nous ambitionnons de mettre notre système électoral aux normes les plus 
modernes des démocraties représentatives consacrées par la Constitution, afin 
que notre peuple puisse exprimer, en toute souveraineté et en toute clarté, 
son intime conviction.
A cette fin, tous les partis politiques, qu'ils soient représentés 
ou non au parlement, seront mis à contribution et consultés en vue d'élaborer 
le nouveau système électoral. 
        Une fois cette loi électorale adoptée, toutes les mesures seront prises 
afin de garantir la transparence et la régularité des scrutins, y compris la 
supervision des élections par des observateurs internationaux, et ce, en concertation 
avec tous les partis agréés. 
        De plus, une loi organique sur les cas d'incompatibilité avec le mandat 
parlementaire sera introduite en conformité avec la Constitution. 
        Il appartiendra alors aux partis de s'organiser, de renforcer leurs 
rangs, d'exprimer leurs opinions et d'activer dans le cadre de la Constitution 
et de la loi afin de convaincre les citoyens, notamment les plus jeunes, de 
la pertinence et de l'utilité de leurs programmes.  
        Cette démarche sera renforcée par la révision de la loi relative aux 
partis politiques, à travers la révision de leur rôle, de leur mission et de 
leur organisation, afin qu'ils contribuent plus efficacement au processus de 
renouveau.  
        Le dépôt et la promulgation de la loi organique relative à la représentation 
des femmes au sein des assemblées élues interviendront avant les prochaines 
échéances électorales. 
 
        Chères concitoyennes,  
        Chers concitoyens, 
 
        Dans le cadre d'une décentralisation plus large et plus efficiente et 
pour que les citoyens soient mis à contribution dans la prise des décisions 
qui concernent leur quotidien et leur environnement économique, social et culturel, 
il importe d'accroître les prérogatives des assemblées locales élues et de les 
doter des moyens humains et matériels nécessaires à l'exercice de leurs prérogatives. 
Et c'est à cette même fin que le code de wilaya sera révisé.    
        Cette démarche portera aussi sur l'élargissement et la définition du 
domaine, des objectifs et des moyens d'activité et d'organisation du mouvement 
associatif, en vue de réhabiliter la place des associations dans la société, 
en tant qu'espaces d'intermédiation et de médiation entre les citoyens et les 
pouvoirs publics.
En attendant la révision prévue de la loi régissant l'activité 
des associations, j'appelle les organisations du mouvement associatif à intensifier 
les initiatives, dans le cadre de leur mission, en s'inscrivant dès à présent 
dans cette vision. 
        Le respect des droits de l'homme doit devenir une préoccupation permanente 
des différentes ligues et associations nationales chargées de cette question. 
Tous les moyens leur seront garantis afin qu'elles puissent se faire entendre 
et accomplir leurs missions de manière optimale. Les institutions et les administrations 
concernées doivent y participer pleinement. 
 
        Chères concitoyennes, 
        Chers concitoyens, 
 
        Pour couronner cet édifice institutionnel visant à renforcer la démocratie, 
il importe d'introduire les amendements nécessaires à la Constitution du pays. 
        J'ai exprimé, à maintes reprises, ma volonté de faire réviser la Constitution 
et j'ai réaffirmé cette conviction et cette volonté à plusieurs occasions. 
        Ceci passera par la création d'une commission constitutionnelle, à laquelle 
participeront les courants politiques agissants et des experts en droit constitutionnel. 
Elle me fera des propositions dont je m'assurerai de la conformité avec les 
valeurs fondamentales de notre société, avant de les soumettre à l'approbation 
du parlement ou à vos suffrages par la voie référendaire.  
 
        Chères concitoyennes, 
        Chers concitoyens, 
 
        Je me dois de vous rappeler que les médias lourds, à savoir la Télévision 
et la Radio, représentent aussi la voix de l'Algérie dans le monde. Ce qui leur 
impose de contribuer à la consécration de l'identité et de l'unité nationales, 
et dans le même temps, de propager la culture et le divertissement. Mais ils 
sont surtout appelés à s'ouvrir aux différents courants de pensée politique, 
dans le respect des règles d'éthique qui régissent tout débat. 
        Afin d'élargir cette ouverture aux citoyens, à leurs représentants élus 
et aux différents partis présents sur la scène nationale, le paysage audiovisuel 
public sera renforcé par la création de chaînes thématiques spécialisées et 
ouvertes à toutes les opinions, dans leur diversité. 
        La loi sur l'information, elle, introduira les repères d'une charte 
déontologique et complètera la législation actuelle, notamment à travers la 
dépénalisation du délit de presse.
 
        Chères concitoyennes,  
        Chers concitoyens, 
 
        Une année seulement nous sépare du rendez-vous des prochaines échéances 
électorales nationales. C'est une période suffisante pour procéder à la révision, 
à l'amélioration et au renforcement des bases juridiques de l'exercice démocratique 
et de l'expression de la volonté populaire, de manière à répondre à vos aspirations 
à une représentation de qualité au sein des assemblées élues. 
        J'appelle chaque citoyen et chaque citoyenne d'entre-vous, quelles que 
soient vos appartenances, à joindre vos efforts afin que cette nouvelle opportunité 
soit celle de l'ouverture sur une vie politique pluraliste qui reflète l'esprit 
et la lettre de la Constitution, et qui permette à chacun et à chacune de participer 
au renouveau et au progrès de l'Etat algérien, ainsi qu'au renforcement de 
ses fondements. Un Etat pour lequel de nombreux hommes et femmes ont sacrifié 
leur vie pour s'affranchir du joug colonial et de sortir de l'emprise de l'ignorance 
et du sous-développement. 
        Parce que l'Etat est responsable de la politique de développement, de 
l'ordre et la sécurité publics dans le pays, je continuerai à veiller pleinement 
à la réalisation de nos objectifs, en comptant sur la participation des citoyens 
et en m'appuyant sur les institutions de l'Etat, conformément aux dispositions 
de la Constitution et des lois de la République. 
        Je m'adresse à l'ensemble des citoyennes et des citoyens, que j'invite 
à apporter leur soutien pour le renouveau de notre pays et la réalisation des 
ambitions de notre peuple au développement dans un climat de liberté, de paix 
et d'entraide. 
        Plus nous sommes unis, plus nous ferons de notre cher pays la patrie 
du progrès, de la justice et de la fraternité.   
        Gloire et paix à nos valeureux martyrs.  

        Je vous remercie de votre attention. » 

 

 

Discours plutôt optimiste et en même temps quelques petits rappels aux âmes amnésiques !

Par lafdal - Publié dans : Politique
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 01:25
dans un long entretien accordé à Liberté, le sélectionneur national Rabah Saâdane revient sur plusieurs points, notamment celui ayant trait à l’arbitrage scandaleux face à l'Égypte, la participation de l’EN durant cette phase finale de la Coupe d’Afrique des nations, ainsi que d'autres sujets d'actualité. D’emblée, Saâdane, toujours choqué et outré par le complot tramé contre les Verts, ne rate pas l'occasion de descendre en flammes la Confédération africaine de football qu’il accuse ouvertement d’être à la solde des Égyptiens. Outré par l’arbitrage scandaleux du Béninois Koffi Codjia, un arbitre désigné de surcroît par la commission d’arbitrage de la CAF, le coach des Verts appelle les fédérations africaines de football à agir pour mettre fin à ce genre de pratique “honteuse”. Saâdane est allé encore plus loin dans ces déclarations en affirmant qu’il n’a désormais plus de respect pour le football égyptien justement en raison des combines utilisées et des coups de pouce des arbitres et ce, rien que pour continuer à régner sur le plan continental. “Ce que je regrette ? Et bien incontestablement de voir l’Afrique du football descendre aussi bas dans le jeu de coulisses pour gagner un match d’une telle importance, de surcroît en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations. Je crois que je vais surtout garder en mémoire cette phrase d’un technicien européen, présent ici en Angola, dont je préfère taire le nom, à la fin du match. Il m’a dit texto : ‘Vous savez très bien que cela se passe comme cela en Afrique, et vous savez désormais pourquoi l’Égypte a d’aussi bons résultats à la CAN’. Nous avons offert à la face du monde une image pitoyable du football africain et du système qui veille à sa bonne marche. Contre l’Égypte, un arbitre sans honneur ni principes a décidé de l’issue de la partie. Il est arrivé au stade avec des consignes spéciales qui consistaient à désarmer l’Algérie qui avait émerveillé les observateurs trois jours plus tôt contre la Côte-d’Ivoire. Il fallait absolument nous déstabiliser et la solution a été vite trouvée : casser notre citadelle en expulsant Halliche, l’un de nos meilleurs joueurs en défense. Dès le début du match, il a cherché Halliche en lui infligeant d’abord gratuitement un premier avertissement avant de l’expulser sur la seconde faute du penalty. D’ailleurs, dès le premier avertissement contre Halliche, j’avais compris le complot qui se tramait contre nous. Vous aurez remarqué que Halliche a reçu le premier avertissement alors qu’il disputait une balle avec le gardien égyptien. Il était donc en position offensive, preuve que l’arbitre le recherchait dès le début. C’est une expulsion calculée et préméditée. Je me suis du reste remémoré le scénario de notre match contre le Rwanda à Blida où l’arbitre nous a refusé deux buts limpides. Celui-là aussi était à la solde des Égyptiens. Mais, nous avons pu triompher au bout malgré ces pratiques honteuses. Et dans cette demi-finale de la CAN, ils ont réussi leur coup pourri. Mais peut-on s’enorgueillir d’une telle victoire décidée à l’avance dans les bureaux de la CAF, dans les couloirs de ceux qui sont à la solde de l’Égypte ? Aujourd’hui, je le dis ouvertement, et j’assume ce que je dis, la CAF est à la solde de l’Égypte et roule à 100% pour ses intérêts”, dénonce le coach national dans un entretien complet paru aujourd’hui dans Liberté Foot. Saâdane, qui considère que le scénario dont ont été victimes les Verts, dans ce match de jeudi, est “une agression contre le football africain et une atteinte à sa valeur indiscutable”, il interpelle les fédérations africaines à réagir contre le diktat égyptien au niveau de la CAF. “Il faut que les fédérations africaines disent basta à cette hégémonie égyptienne. Cela doit commencer par le changement du siège de la CAF. La CAF ne peut plus se permettre de rester au Caire sans risquer d’annihiler le peu de crédibilité qui lui reste”, se révolte-t-il. Et d’ajouter : “Je suis dégoûté et touché dans mon amour-propre. Je n’aime pas l’injustice et les combats déloyaux. Je ne peux pas imaginer qu’un gars, travaillant pour le compte de mon adversaire, vienne casser le travail que j’ai effectué depuis des années. Les Égyptiens ont vu notre niveau contre la Côte-d’Ivoire et ils se sont rendu compte que pour gagner ce match contre l’Algérie, il fallait, comme on dit, acheter l’arbitre. Alors ils l’ont fait puisque c’est eux qui décident de tout. Lors des éliminatoires de la Coupe du monde, les Égyptiens ont essayé de nous déstabiliser avec l’agression physique et le caillassage du bus avant le match du 14 novembre. Ils n’ont pas réussi dans leur entreprise machiavélique car nous ne sommes pas des gars à avoir peur des cailloux. Ils ont essayé même avec l’arbitre puisque, souvenez-vous, le deuxième but inscrit en fin de match était entaché d’un hors-jeu. Mais cette fois-ci, ils ont sorti le grand jeu de coulisses. Ils ont carrément dicté la méthode à suivre à l’arbitre pour avoir raison de l’Algérie. D’ailleurs, c’est simple, ce n’est pas l’Égypte qui nous a battu, mais cet arbitre béninois malhonnête.”
 

En instrumentalisant la Confédération africaine de football à leur guise, les Égyptiens dominent le football africain, comme en témoignent leurs six titres continentaux, dont trois gagnés à domicile, mais calent dès qu’il s’agit de qualification pour le Mondial, auquel ils n’ont pris part qu’en 1990, si l’on excepte celle anecdotique de 1934 au détriment de la Palestine. Il est temps de les déposséder de cette instance continentale.

Recourant à la même stratégie qui lui permet de contrôler la Ligue arabe depuis sa création en 1945 ainsi que des structures en découlant telles que l’Alesco, l’Égypte opère de la même manière avec la Confédération africaine de football. Abritant le siège de l’instance suprême du football continental depuis 1957, les Égyptiens ont fait également main basse sur son fonctionnement à travers le poste de secrétaire général, occupé par un des leurs sans interruption. En effet, aussi bizarre que cela puisse paraître, cette fonction permanente au sein de la CAF a été transmise de façon héréditaire par le premier SG, Mourad Fahmi, à son fils Mustapha Fahmi, l’actuel détenteur du poste, sans que personne ne trouve à redire. C’est un cas unique dans les annales du football mondial, car cela ne s’est produit dans aucune instance footballistique à travers le monde. Cela démontre l’habilité dont font preuve les Égyptiens, pour maintenir la CAF dans leur giron, car elle permet de dominer le football africain et d’aligner les titres, au niveau des clubs et des nations, sans difficultés. Ils ont remporté six fois la Coupe d’Afrique des nations, dont trois à domicile. À travers ce palmarès, on peut penser qu’ils sont les plus forts. Mais, si c’était vraiment le cas, pourquoi ne se sont-ils qualifiés qu’une seule fois à la phase finale de la Coupe du monde de football en 1990, depuis l’instauration des éliminatoires pour le continent africain depuis l’édition de 1970 ? Ceci étant, la qualification au Mondial italien était entachée d’irrégularités, notamment les incidents de fin de match, dont avaient résulté la fameuse affaire Belloumi, lequel avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt international suite à d’odieuses accusations d’agression des Égyptiens. Ce n’est que l’année écoulée que cette affaire a été réglée permettant au joueur algérien de pouvoir voyager à l’étranger. À chaque fois qu’une compétition s’est déroulée en Égypte, leurs participants ont dénoncé les manœuvres et les pressions exercées sur les adversaires. Il suffit de se remémorer les incidents survenus avant le match Égypte-Algérie au Caire le 14 novembre dernier, en particulier le caillassage de l’autobus des joueurs algériens durant leur transfert de l’aéroport à l’hôtel au cours duquel trois joueurs et un membre du staff  technique avaient été blessés, pour s’en convaincre. Mais, comme les éliminatoires du Mondial sont du ressort de la Fédération internationale de football association (Fifa), laquelle se charge de la désignation des officiels, notamment les arbitres, et non la Confédération africaine de football, les Égyptiens ne peuvent influer sur le déroulement de la compétition, contrairement à celles gérées directement par la CAF. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner que lorsqu’on abrite le secrétariat général et les commissions d’une instance footballistique, on a toutes les possibilités de peser sur les décisions des personnes chargées de la gestion des compétitions. On peut recourir à divers moyens pour faciliter la tâche de ses représentants sur le rectangle vert, sans laisser la moindre trace derrière soi. Il est impossible d’obtenir la moindre preuve de corruption, malgré la multitude d’accusations contre le corps arbitral africain, dont les erreurs sont parfois criantes. Celles de Koffi Codjia de jeudi et de Keïta Yakuba, le Guinéen, qui avait dirigé Algérie-Rwanda le 11 octobre dernier à Blida, sont trop évidentes pour croire qu’elles ne sont pas intentionnelles. Et comme l’Égypte est toujours concernée de près ou de loin, il n’y a qu’un pas à franchir pour voir une main égyptienne derrière de tels agissements. À partir de là, il devient impératif de penser à délocaliser le siège de la CAF du Caire, et confier le poste de secrétaire général à quelqu’un d’autre qu’un Égyptien. Alors, on pourra vérifier réellement si les “Pharaons” sont aussi forts que ne le laissent croire leurs résultats.   


Source Liberté : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=129600

Espérons que lors de la coupe du monde, South Africa fera honneur à notre continent !
Et que par la même occasion, elle hérite du siège de la CAF, histoire de mettre fin à cette main mise malsaine des égyptiens sur le football africain et son organisation ! De plus, d'un point de vue géographique et culturelle, l'Egypte est plus proche du Moyen-Orient
que de l'Afrique ...
Par lafdal - Publié dans : Opinions
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 01:44

 

 

«Avava aya as naker, Ammi ’akalna’e» «Oh! mon père, défendons-nous, Oh! mon fils, ils savent que nous sommes faibles.» Proverbe berbère

Il m’est apparu important de situer la position de l’Algérie eu égard à la dernière humiliation: celle, de faire partie des 14 pestiférés de la planète. Les Algériens n’ont pas vu voir venir le coup, tout occupés qu’ils étaient à «cuver» la griserie d’un match de foot qui nous a même fait accepter les humiliations égyptiennes en adoptant - sur les conseils de nos gouvernants- une position stoïque qui frise, en réalité, l’impuissance à gérer ce type de situation et répondre coup sur coup. Coup sur coup, deux décisions ont porté un sérieux coup au prestige de l’Algérie. Nous qui pensions benoitement que nous avions été réadmis dans le club des nations crédibles au sens de la terminologie occidentale, voilà que l’on nous annonce que nous sommes toujours un pays terroriste et qu’à ce titre nous faisons partie des pays à mettre à l’index. Cela n’a rien de nouveau, beaucoup de pays étaient classés comme «rogue State», «Etat voyou» pour n’avoir pas voulu se plier à la doxa occidentale. On nous rassure, une délégation américaine va venir à Alger nous expliquer pourquoi ils nous ont classé ainsi parmi les pestiférés et peut-être ce qu’il faut faire pour rentrer dans les bonnes grâces. Pour faire court, nous sommes redevenus un pays infréquentable et le discours officiel sur «la confiance revenue» est à revoir fondamentalement. La position américaine, concernant la sécurité ne souffre pas d’ambiguïté. Peu importe la personnalité si les ordres sont de fouiller tout le monde. Souvenons-nous de la mésaventure de l’ancien directeur général de l’AIE.: les autorités américaines ont soumis le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), prix Nobel de la paix 2005, et son épouse, dimanche, à l’aéroport Logan de Boston, à un contrôle approfondi. Cet incident a «beaucoup fâché et embarrassé» le prix Nobel de la paix, qui devait rencontrer le secrétaire d’Etat américain, Condoleezza Rice, a précisé un diplomate joint à Washington depuis Vienne. Le directeur adjoint de l’Aiea, David Waller a, pour sa part, assuré que M. El Baradei avait considéré l’incident, comme «un malentendu», «sans importance».(1)
La France n’est pas en reste, curieusement et effaçant d’un revers de main plusieurs années «d’entente cordiale», prélude à un traité, l’avons-nous cru naïvement, avec Jacques Chirac, elle déclare que l’Algérie est un pays à risque et qu’à ce titre, elle fera l’objet d’un traitement adéquat en ce qui concerne ses ressortissants. Le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, persiste et signe. «Il faut élargir la liste des zones à risques de sept à trente pays» pour prendre en compte la nouvelle menace terroriste, dit-il au Figaro. «Il ne s’agit pas, précise le ministre de l’Intérieur, de stigmatiser les pays concernés, mais il faut bien prendre en compte les points de passage des filières de l’islamisme radical» qui veulent «porter le fer» en Occident, ajoute-t-il. Il a annoncé un durcissement des mesures de sécurité face à la menace terroriste, dont l’extension prochaine de la liste des pays jugés à risque. (...) La France, de son côté, envisage d’étendre la liste des pays dits à risque, où sont actuellement inscrits l’Algérie, le Mali, l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, l’Iran et la Syrie(2).

Quelle a été la réponse de l’Algérie?
«L’Algérie n’admet pas que ses ressortissants soient assimilés à des terroristes. C’est le message subliminal que vient d’adresser le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, aux autorités américaines. L’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, David Pearce, a été convoqué par le ministre pour lui signifier que les mesures de contrôle imposées aux Algériens ne sont pas acceptables. Les Etats-Unis ont décidé d’effectuer des contrôles spécifiques aux Algériens à leur entrée sur le territoire américain ou lorsqu’ils s’apprêtent à le quitter. Ce pays n’est pas le seul à instituer des conditions drastiques pour l’accès des citoyens sur son territoire. Il n’a d’ailleurs fait que suivre l’exemple de la France. (...) En tout cas, les positions de ces deux partenaires de l’Algérie sont très curieuses. Leurs services de sécurité reçoivent régulièrement des informations sur la situation en Algérie. Récemment encore, le ministre des Affaires étrangères se trouvait aux Etats-Unis pour rencontrer, entre autres, des responsables de la sécurité..Or, voilà que son aura dans le concert des nations vient d’être remise en cause par un événement auquel elle n’est liée, ni de près ni de loin. Inscrire le pays sur la liste rouge revient à dire, ni plus ni moins, qu’elle continue d’être l’antre des terroristes, voire d’Al Qaîda. (...) Tout porte à croire que la France et les Etats-Unis pensent que l’Algérie a de fortes chances de figurer parmi les plates-formes utilisées par les terroristes afin de coordonner leurs actions»(3)
Ceci dit, comment cela se traduira-t-il pour ces passagers à risques que nous sommes? Nous allons être «scannerisés». Ces images du scanner, qu’on le veuille ou pas, nous font perdre notre dignité c’est un peu des scénarios de type scandale Abou Ghraib. Le recours au scanner n’est pas une nouveauté; déjà en 2008, l’Union européenne s’interrogeait sur son utilité et sur sa nécessité au regard des problèmes éthiques qu’il pose. L’installation de scanners corporels dans les aéroports, comme aux Etats-Unis, divise les responsables européens, partagés entre la nécessité de lutter contre le terrorisme et la crainte d’être accusés de «voyeurisme». Le sujet a été discuté à Luxembourg à l’initiative du ministre allemand de l’Interieur, Wolfgang Schäuble, opposé à cette initiative, contrairement à son homologue française, Michèle Alliot-Marie, dont le pays assure la présidence semestrielle de l’UE. Le ministre allemand a parlé de la «dignité» des passagers, dévêtus par ces scanners chargés de détecter les armes et les explosifs indécelables par les détecteurs actuels. «Ces appareils permettent de voir jusqu’aux parties intimes, s’est indigné l’eurodéputé social-démocrate bavarois Wolfgang Kreissl-Dörfler».(4)
En 2010, on n’en est plus là! Certains pays européens, comme le Royaume-Uni, annoncent l’installation des scanners. La présidence espagnole de l’UE a plaidé en faveur d’une position commune sur l’usage des scanners corporels dans les aéroports après l’attentat manqué de Noël sur un vol Amsterdam-Detroit. (...)Selon une source diplomatique, les Américains, qui ont envoyé des demandes de contrôles supplémentaires aux gouvernements européens, ont souligné jeudi «que la menace terroriste était élevée». Le ministre espagnol a parlé des scanners corporels comme d’une «option en dernier recours». Les images rendues par ces scanners sont saisissantes de réalisme, montrant, à peu de chose près, la silhouette des passagers mise à nu, en noir et blanc, ce qui inquiète les associations de protection de la vie privée.(5)
Maâmar Farah résume assez bien notre situation. Ecoutons-le: Des lecteurs me demandent des précisions sur les fameux scanners corporels. Comment répondre sans les choquer? A un moment, j’ai pensé carrément publier les photos que l’on pourra voir à travers ces appareils. Ils ne laissent aucun détail de l’anatomie des voyageurs contrôlés. (...) Chez nous, c’est le silence total comme si l’affaire ne concernait pas du tout les Algériens, pourtant clairement, cités parmi les ressortissants des 14 pays de la liste de la honte! (...) C’est inquiétant! C’est à croire que le pays n’est habité que par des binationaux qui savent que l’autre passeport est le sésame qui leur ouvrira les portes de la dignité dans des aéroports qui ressemblent, de plus en plus, aux sinistres camps de concentration!(6)

Pourtant le scanner n’est pas la solution!
Comme l’écrit Abderrahman Al-Rached, du journal Asharq Al-Awsat, des mesures de sécurité exagérées et inefficaces. L’idée des autorités américaines d’établir des listes de «passagers dangereux» ou de «pays à risques» constitue un grand pas en arrière, dans leur approche du terrorisme, après les diverses expériences mises en oeuvre depuis le 11 septembre 2001. Un passager, un seul depuis des années, a réussi à atteindre le ciel américain avec une bombe, sans la faire exploser, et voilà qu’on s’apprête à en tracasser des millions d’autres. (...) On sait pourtant qu’on ne réussira jamais à réduire à zéro, le risque d’attentat, même avec les mesures les plus rigoureuses, sophistiquées et tatillonnes. Il y aura toujours quelqu’un comme Omar Abdulmutallab parmi les millions de voyageurs qui prennent l’avion pour réussir à passer à travers les mailles du filet. Embêter tous les ressortissants de tel ou tel pays n’a aucun sens. Omar n’a pas embarqué au Yémen, mais aux Pays-Bas. (...) Si l’on devait appliquer des mesures particulières à tous les ressortissants du Nigeria et d’une dizaine d’autres pays musulmans, il en resterait une bonne quarantaine d’autres. Et si l’on élargissait la liste pour y inclure tous les pays musulmans, Al Qaîda trouvera bien quelqu’un avec la nationalité chinoise ou allemande - et éventuellement blanc de peau. Quand bien même on fouillerait tous les passagers du monde jusqu’à la dernière couche de leurs vêtements, il y aura toujours des kamikazes. Ils trouveront un moyen de cacher l’explosif dans leur corps.(7)
Abderrahman Al-Rached conclut que c’est le jeu du chat et de la souris qui relève surtout des règles de la probabilité. Ce n’est pas en ciblant telle ou telle catégorie qu’on empêchera une personne bien décidée à commettre son crime. Ce qui est vraiment important, c’est de combattre l’idéologie et les structures d’Al Qaîda. Au lieu de transformer les aéroports en citadelles assiégées, on ferait mieux de combattre les extrémistes sur le terrain des idées.(7)
Les Etats-Unis n’ont pas même la reconnaissance vis-à-vis de l’Algérie concernant les 150 milliards de dollars qui s’effritent dans leur banques. Que faut-il faire? Compter sur soi. Réévaluer nos forces et faiblesses. Si avec les Etats-Unis nous avons échoué c’est que nous ne connaissions pas la psychologie américaine. En un temps, Edward Saïd expliquait l’échec des pays arabes, vis-à-vis des Etats-Unis, par leur manque de connaissance des Etats-Unis. Pour comprendre l’Amérique, à défaut d’avoir un institut d’études américaines, qu’il nous suffise de nous référer au dernier discours d’Obama, lors de la remise du Nobel. Rick Rozoff écrit: «(...) Avec une allure visionnaire et un rythme de discours solennel, il a déclaré: «La guerre est un moyen, parmi d’autres, qui est apparu sur terre avec les premiers hommes». (..) Le discours d’Oslo est rempli de signes d’appropriation, d’attributs divins, pour soi-même, d’un fatalisme anthropologique et historique et d’une profonde conception pessimiste de la Providence. (...) Rejoignons le monde qui doit être (celui) qui reflète la part de divin, qui réside en chacun de nous. «...Peut-être que le problème le plus profond qui entoure le fait qu’on m’attribue ce prix, vient de ce que je sois le Commandant en chef des armées d’une nation qui mène deux guerres en ce moment». (...) «...Nous sommes en guerre et je suis responsable du déploiement de centaines de jeunes Américains sur des champs de bataille éloignés. Certains vont tuer, d’autres seront tués». (...) «Nous devons commencer par prendre en compte la dure vérité: nous ne viendrons pas à bout des conflits violents de notre vivant. (...) l’usage de la force est non seulement nécessaire mais moralement justifié». «A titre de chef d’État, qui a fait le serment de protéger et défendre ma nation, je ne peux être guidé par leurs seuls exemples (ceux de Ghandi et de Martin L. King), je suis face au monde tel qu’il est et je ne peux pas demeurer passif devant les dangers qui menacent le peuple américain. Ne vous méprenez pas, le mal existe dans le monde (...). Je me réserve le droit, comme tout chef d’État, d’agir unilatéralement si nécessaire pour défendre ma nation». Le discours du président Obama à Oslo montre que l’Amérique est toujours prête à se lancer en guerre même si elle a changé de conducteur.(8)
N’est-il pas suffisant que la France soit le premier partenaire de l’Algérie et que la balance commerciale soit en notre défaveur? Que veut la France? L’Algérie est deuxième pays francophone! Que veut la France? Les Algériens continuent à subir, dans leur chair, les répliques d’un tremblement de terre qui a eu lieu un 5 juillet de l’an de grâce 1830! Que veut la France? Son élite est aspirée, sans état d’âme sans contrepartie. Notre société qui a été profondément déstructurée n’a pas pu participer, en son temps, au mouvement de l’histoire et de la première révolution industrielle. A bien des égards, notre gap technologique vient de notre état de colonisés pendant plus d’un siècle et trente ans. Que dire des millions d’Algériens morts pendant la colonisation des suites des guerres infligées, des famines organisées et des tortures institutionnalisées? Et des milliers de morts pour la France dans tous les conflits?
Dans une situation pareille, chaque Algérien doit se sentir concerné pour apporter sa pierre. Le moment est venu de mettre à plat nos forces et faiblesses. Ces deux affaires montrent que rien n’est définitivement acquis et qu’il faut sans cesse prouver que nous pouvons être une nation qui aspire à la paix à la science et à la démocratie. Il nous faut mettre tout à plat et mobiliser les forces vives de la nation dans un patriotisme bien compris avec le peuple qui adhère dans la mesure où on lui dit la vérité autrement que de le bercer par des soporifiques tels que le foot, les feuilletons égyptiens ou encore le portable et autres prozac qui sont de véritables paradis artificiels qui débouchent, à Dieu ne plaise, sur des réveils douloureux. Peut-être qu’une réflexion sur la nécessité d’un repli sur soi salvateur, à l’instar de l’ère du Meiji au Japon, est une approche féconde, elle ne pourra avoir des chances d’aboutir à une Algérie fascinée par l’avenir que si on mobilise ce peuple par notre travail, par notre sueur, par notre amour du bien commun, nous pourrons rendre coup sur coup à ces nations qui pensent que c’est «la fin de l’histoire» et qu’ils sont définitivement installés pour les siècles des siècles...


Peut-être faudrait-il apliquer ces mêmes contraintes à tous les ressortissants de ces pays US, France , .. : Qu'ils soient dans le corps diplomatiques, (ou même leut représentant Hilary Clinton/ou Kouchner) ou salariés dans une quelconque société présente en Algérie sans exception ( d'Alger à Tamanrasset , de Tlemcen à Tebessa  en passant par les voyageurs à destination de Hydra ou Hassi-Messaoud..) ...
La reciprocité devrait s'appliquer à tous les domaines, au lieu d'attribuer des contrats colossaux à des pays qui crachent dans la soupe ... cela donnerait peut-être à reflechir à certains ! et surtout faisons plus confiance à tous ces pays dont l'histoire est millénaire Chine Inde Corée Japon Brésil  ....


A lire Image de l'Algérie à l'étranger: la communication défaillante du gouvernement

(*) Ecole nationale polytechnique
(*) enp-edu.dz

1.Fouille au corps pour El Baradei: El Watan 9 novembre 2005
2.Jean-Marc Leclerc: Paris allonge sa liste des pays à risques Le Figaro.fr.06/01/2010
3.Ahmed Mesbah: L’ambassadeur des Etats-Unis à Alger convoqué 12 janvier 2010
4.Sécurité: les scanners corporels divisent les Européens 26 octobre 2008
5.Scanners corporels: la présidence de l’UE prône une position commune AFP / 07 janvier 2010
6.Farah Maâmar: Pause-Café. Où êtes-vous? Le Soir d’Algérie 12.01.2010
7.Abderrahman Al-Rached - Un zèle sécuritaire qui ne sert à rien Asharq Al-Awsat 12.01.2010?
8. Rick Rozoff http://www.mondialisation. ca/index.php?context=va&aid=1699315 01 2010

Pr Chems Eddine CHITOUR

lien http://www.lexpressiondz.com/article/8/2010-01-18/72073.html

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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 00:00

Il y a une semaine, Rand Corporation, un think tank (groupe de réflexion) américain, qui collabore avec le Pentagone, rendait ses conclusions sur les groupes terroristes dans le monde. Dans son rapport de 2000 pages, largement reprise dans la presse internationale, Rand Corporation, considéré comme un organisme très sérieux - Il a compté parmi ses membres, d'éminents personnages tels que l'actuelle secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice (de 1991 à 1997) ou l'ancien secrétaire d'Etat à la Défense Donald Rumsfeld (président de l'association de 1981 à 1986- analyse l'activité de 648 groupes terroristes à travers le monde.
Parmi les groupes terroristes étudiés figure le FLN durant la Guerre de libération nationale. Selon Rand Corporation, les « terroristes » du FLN ont cessé leurs activités après avoir atteint leur but. Hier, la radio française Europe1, parmi les plus écoutées du pays, évoquait dans un reportage un risque de lapidation pour les jeunes algériens s’ils échangeaient un baiser en public.
En l’espace d’une semaine, les Moudjahidine sont devenus des « terroristes », classés dans la même liste qu’Al-Qaïda et l’Algérie un pays où on pratique la lapidation en public pour un «baiser». Ces deux informations n’ont pas été diffusées par de simples bloggeurs sur Internet ou des médias sans audience : Rand Corporation est l’un des groupes de réflexion les plus influents au monde et Europe1 figure en tête des radios les plus écoutées en France.
C
ertes, les médias, tout comme les groupes de réflexion sont libres d’avoir la lecture qu’ils veulent des événements. Mais dans un pays où les journalistes locaux sont jetés en prison ou se sont vus retirer leur accréditation pour avoir diffusé un faux bilan sur un attentat terroriste ou mal repris les termes d’une déclaration d’un ministre, le silence des autorités sur ces deux événements qui touchent directement l’image du pays est inexplicable.
Régulièrement, le président de la République –il l’a encore fait lors de son discours devant les maires- reproche à la presse nationale de nuire à l’image du pays à l’étranger en diffusant des informations alarmantes sur la situation interne. Il est peu probable que Rand Corporation et Europe1 aient puisé leurs sources dans nos journaux.

Source : Toutsurlalgerie http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=4419

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