La Chine est devenue la première puissance économique et militaire du monde, détrônant depuis quelques années déjà les Etats-Unis d'Amérique. Cependant, les relations internationales sont toujours caractérisées par la volonté des grands pays de dominer la terre et de s'accaparer de ses richesses, notamment l'or noir devenu de plus en plus rare. Des régions entières du globe subissent des famines endémiques sous l'oeil indifférent des pays nantis. La terre ne suffit plus à nourrir tous ses habitants. Les télévisions ne diffusent plus lesimages, désormais banales, des milliers de loques humaines décharnées, agonisant au milieu de cadavres puants que personne ne prend la peine d'enterrer.
L'Algérie ne produit plus une goutte de pétrole ni de gaz. Au contraire, elle doit en importer pour couvrir ses besoins, auprès des pays du Moyen-Orient dont les réserves considérables ne sont pas encore épuisées. Malheureusement, il n'y a plus un sous dans la Banque d'Algérie. Personne ne peut expliquer comment les immenses réserves de change du pays se sont évaporées au fil du temps, en dépit des investissements énormes consentis par l'Etat algérien et qui n'ont pas eu d'effets palpables à long terme sur l'économie du pays.
Malgré les louanges quotidiennes adressées aux princes du Golfe, et les courbettes obséquieuses à l'égard du Serviteur des Lieux Saints, nos frères arabes restent insensibles aux supplications du gouvernement algérien, exigeant d'être payés rubis sur l'ongle. L'Algérie est en panne généralisée. Aucune usine ne fonctionne. Aucune voiture ne circule. Les aéroports sont fermés, faute de kérosène. Les avions de la compagnie Air Algérie, alignés sur le tarmac de l'aéroport Houari Boumediène, immobilisés depuis des années, sont attaqués par la rouille, et ont été méthodiquement désossés. La seule activité qui fait encore rentrer des devises reste l'exportation de la ferraille. Le gouvernement a spécialement créé à cet effet, un ministère appelé le ministère de la Valorisation des Déchets ferreux. Sa tâche est immense, et constitue un défi difficile à relever. Il s'agit, ni plus ni moins, de démanteler tous les complexes industriels du pays devenus obsolètes, à l'arrêt faute d'énergie et de pièces détachées, en vue de vendre ces millions de tonnes de ferraille pour glaner quelques devises susceptibles de payer l'importation de denrées alimentaires vitales pour nourrir la population affamée. L'exode rural a vidé la campagne de ses habitants, et personne ne cultive les terres arables livrées à la prédation des promoteurs immobiliers. Tout doit être importé, alors que les caisses de l'Etat sont désespérément vides.
L'Algérie vit une des heures les plus dramatiques de son histoire. Des émeutes ont éclaté un peu partout sur l'immense contrée du pays, réclamant du pain devenu introuvable, toutes les boulangeries ayant fermé faute de farine et d'électricité pour faire marcher les fours. Les services de sécurité sont débordés, face aux scènes de pillage et de brigandage devenues banales dans toutes les bourgades du pays. Les policiers, n'ayant pas reçu leur solde depuis des mois, ne manifestent d'ailleurs aucun excès de zèle pour réprimer les manifestants de carburant.
Les Djebels sont infestés de terroristes qui contrôlent une grande partie du pays, soumettant les citoyens à la charia islamique. les navires de guerre chinois, américains et européens patrouillent dans les eaux territoriales algériennes pour traquer Al Qaïda, sans même demander l'autorisation du gouvernement algérien, ni l'aval de l'ONU. Ils tirent sans sommation sur les milliers de harraga qui tentent de fuir chaque jour le pays à destination de l'Eldorado européen.
Le Maroc et la Tunisie, qui n'ont pas été piégés par la malédiction de l'or noir, sont parvenus graduellement, à force de travail, à tirer profit de leur propres spécificités pour développer leurs pays et les soustraire au sous-développement. Leur niveau de vie n'est pas loin de celui de l'Occident. Les Algériens qui essayent de franchir les frontières de ces pays frères sont impitoyablement abattus. Gagnés par le découragement, rongés par la famine, ils se sont tournés vers leurs frères du maquis qui leur fournissent de quoi se nourrir. La fibre nationaliste, à fleur de peau qui faisait jadis vibrer les Algériens, s'est éteinte depuis longtemps. Le passé glorieux des ancêtres qui avaient chassé le colonialisme n'est qu'une lointaine réminiscence
L'élite politique et intellectuelle nationale, réfugiée en France, manifeste à tout bout de champ pour réclamer davantage de liberté et de démocratie pour l'Algérie, pendant que soixante millions d'Algériens meurent de faim. Des fils et des petits-fils d'anciens apparatchiks, confortablement installés à l'étranger, figurent parmi ceux qui militent, dans les salons parisiens, pour le redressement du pays.
L'anarchie généralisée qui règne en Algérie a attiré les convoitises des pays voisins qui veulent s'accaparer une portion de son territoire. Le Maroc, en souvenir d'une vieille revendication longtemps mise en sourdine, a fait une incursion profonde en territoire algérien, jusqu'à la wilaya de Tlemcen, arguant de droits historiques qu'il prétendait détenir sur ces régions. La Tunisie n'hésite par à réclamer toute une partie de l'Est algérien pour des motifs similaires.
Même le Mali avance des arguments invraisemblables et fallacieux pour réclamer une partie du Sahara. L'Algérie, enfant malade de l'Afrique du Nord, qui, au temps de sa gloire, inspirait crainte et respect, est devenue la proie de petits prédateurs prêts à tout pour se partager son territoire. Certains analystes lui président le sort funeste de l'ancien Irak démembré, ayant donné naissance en 2020 à trois Etats indépendants : le Kurdistan, la République Chiite de l'Irak et l'Etat Islamique du Rafidein, d'obédience sunnite.
Les observateurs qui suivent depuis longtemps la scène politique et économique de l'Algérie n'arrivent toujours pas à comprendre comment ce pays prometteur aux richesses matérielles et humaines illimitées, qui a arraché son indépendance au prix d'une révolution mémorable, et malgré l'intelligence et la conscience politique de son élite et de ses dirigeants, en soit arrivé à un tel état de délabrement, en l'an 2050.
NB : 2050, c'est demain. Et demain se prépare aujourd'hui. Ce scénario apocalyptique, volontairement pessimiste, a pour but de rappeler l'extrême fragilité de notre économie, entièrement dépendante du pétrole. On doit être capable d'exporter autres choses que la ferraille ou des figues de Barbarie.
Article du journal Le Quotidien d'Oran
Froid dans le dos, pas vous ?
Si la facture D'importation du blé et des médicaments de part son montant élevé a de tout le temps attiré l'attention des décideurs algériens, il reste que celle de l'importation des véhicules particuliers passe très souvent inaperçue.
Qu'en juge. En 2006, les concessionnaires automobiles ont importé pour deux milliards de dollars en véhicules particuliers. La même année, et selon un chiffre communiqué par le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, lors de sa dernière conférence de presse, la facture des importations de blé n’a été que de 975 millions de dollars. La même année la facture d’importation des médicaments a été légèrement supérieure à un milliard de dollars. Donc, en 2006, l’enveloppe en devises fortes consacrée aux importations de véhicules particuliers était presque identique à celle des importations de blé et de médicaments réunies. Et la tendance semble se maintenir en 2007. Selon les dernières statistiques communiquées par les douanes algériennes, il ressort que durant le premier semestre de l’année en cours, les importations automobiles ont progressé de 55% en atteignant 1,6 milliard de dollars. Ce montant représente l’importation de plus de 135 000 véhicules dont 124 500 par les seuls concessionnaires. A ce rythme, on s’attend à ce que la facture des importations automobile frôle les 3 milliards de dollars à la fin de l’année 2007.
Ce qui est énorme pour un pays qui, contre toute logique économique, soutient indirectement la demande intérieure en véhicule particulier tout en n’ayant pas une industrie locale. Une politique qui profite particulièrement aux constructeurs français Renault, Peugeot et Citroën qui accaparent près de 40% du marché algérien automobile. En ce début du mois de septembre, le gouvernement algérien recevra une douche froide en apprenant que le constructeur automobile Renault va investir au Maroc en construisant une usine d’assemblage à Tanger. Cette dernière aura une capacité de production de 200 000 véhicules par an à partir de 2010. Plus tard, il est attendu que cette usine atteigne une production de 400 000 véhicules. Le montant de l’investissement sera de l’ordre de un milliard d’euros tandis que 3 000 emplois directs seront créés et 30 000 autres indirects. C’est Carlos Ghosn, patron du groupe Renault-Nissan, qui signera le protocole d’accord avec le Premier ministre marocain, Driss Jettou. Quelques jours après l’accord de Tanger, le constructeur français automobile rend publics les chiffres de ses ventes dans le monde pour les mois de juillet et août. Il ressort de la lecture des chiffres que les ventes de Renault en Algérie ont bondi de 23,5%, soit la plus forte progression en Afrique en termes de vente et de pourcentage.
Depuis le début de l’année 2007, Renault a vendu 24 246 véhicules en Algérie. En clair, Renault assemble des Logan et des Kangoo à Casablanca, au Maroc, pour les vendre en Algérie. En parallèle, les ventes du constructeur français au Maroc ont fortement chuté de plus de 20%. Seulement 19 484 véhicules de marque Renault ont été vendus au Maroc depuis le début de l’année 2007. Pourtant, au Maroc, Renault dispose d’une usine de montage de véhicules dans la ville de Casablanca : l’usine porte le nom de la Somaca.
Les faux arguments des concessionnaires ( Renault & cie)
En 2004, le constructeur automobile français achète les parts de l’Etat marocain qu’il détient dans la Somaca, une usine de montage automobile située dans la ville de Casablanca. En plus de Renault et de l’Etat marocain, la Somaca était détenue à 20% par Fiat et 20% par Peugeot-Citroën. Mais le marché marocain de l’automobile restait faible. En 2003, seulement 48 500 véhicules neufs ont été vendus au moment où le marché algérien,la même année était trois fois supérieur.
La Somaca arrivait difficilement à produire 18 000 véhicules en 2004.
Autre handicap du marché marocain de l’automobile, sa faible croissance : 5% par an
Mais la stratégie de Renault allait plus loin que le marché marocain. A partir de 2006, Renault devait produire la Logan 90 dans les chaînes de montage de la Somaca. Evidemment, ce véhicule, pas très cher, sera destiné entre autres aux pays maghrébins, en tête l’Algérie, et au reste de l’Afrique.
Au moment où le constructeur français affinait sa stratégie au Maroc, les concessionnaires automobiles jugeaient le marché algérien pas encore important pour nécessiter l’implantation d’une industrie de montage ou d’assemblage automobiles. Un représentant ira même jusqu’à dire un jour sur les colonnes d’un journal qu’il faudrait une demande supérieure à 200 000 véhicules par an pour étudier la possibilité d’installer une usine d’assemblage en Algérie.
Quelle part de vérité dans ce genre de déclarations ? Aucune
Au Maroc et avant que Renault ne prenne possession de la Somaca, cette dernière produisait six gammes de véhicules. Fiat assemblait la Palio et la Siena, Renault, la Kangoo, Peugeot la Partener et Citroën la Berlingo. La plus forte production venait de Fiat avec 9 000 véhicules. Le nombre total de véhicules des quatre constructeurs qui sortaient de la Somaca ne dépassait par les 20 000 unités pour un marché marocain ne dépassant pas les
50 000 véhicules par an.
Malgré cela, les quatre constructeurs européens trouvaient leurs comptes. En Colombie, Renault assemble sa Logan 90 dans la même usine que Toyota. Donc, plusieurs constructeurs peuvent utiliser un même site d’assemblage pour une plus grande rentabilité. Avec plus de 200 000 véhicules par an, l’Algérie est considérée comme le second marché automobile en Afrique après celui de l’Afrique du Sud. Donc toute implantation d’une industrie de montage automobile ne serait que rentable.
Par ailleurs, l’Algérie pourrait profiter de l’expérience de l’Afrique du Sud dans ce domaine. Il y une dizaine d’années, l’Afrique du Sud adoptait une politique d’encouragement de l’industrie automobile. Une politique qui porte le nom de Motor Industry Developpement Plan (MIDP). C’est un programme incitatif et protectionniste qui favorise la croissance de la production locale via des crédits d’impôts et d’exemption de droits de douanes à l’importation. Aujourd’hui, l’Afrique du Sud produit plus de 600 000 véhicules par an sans parler de l’implantation d’une multitude de producteurs de pièce détachée.
L’Algérie dispose de plusieurs atouts pour encourager l’industrie automobile. Le pays produits de l’acier, du verre plat et une multitude d’accessoires. La Tunisie, qui a connu un développement important de la production de la pièce détachée automobile, pourrait être associée dans une stratégie commune dans ce domaine.
Mais en attendant que les pouvoirs publics prennent des mesures pour faire profiter l’économie algérienne de cette forte demande en véhicules particuliers, les constructeurs étrangers continuent de faire de juteux bénéfices sans aucune contre partie productive. Le marché algérien de l’automobile continue d’être boosté par des prix des carburants bas et une politique du crédit à la consommation qui n’a aucune incidence sur la croissance de l’économie nationale.
Il serait temps que l'Etat prenne en charge ce pan de l'économie qu'est l'automobile et mette à plat la stratégie d'implantation des constructeurs !!! Que l'Algérie ne soit pas juste un comptoir commercial !
Source http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=55045&idc=4
Mais comme dit le proverbe, «nul n’est prophète en son pays !» C’est en Algérie que cet informaticien connaîtra les pires difficultés. Le procédé de la biométrie faciale est une technique de mémorisation codifiée de l’empreinte digitale sur une carte à puce. Cette dernière peut être appliquée à la sécurisation des documents de paiement. Carte nationale, permis de conduire, passeport, titre de transport, dossiers médicaux. En somme, l’invention offre une sécurisation optimale avec une économie financière. L’enjeu était de taille, la France venait d’investir 48 mds de francs pour la carte à puce avec un autre procédé plus coûteux. Le marché étant immense avec le réseau de carte bancaire qui par simple prélèvement de 2 % sur chaque vente avec une garantie de 500 FF, alors que le chèque ne l’est qu’à 50 FF. En termes bancaires, c’est ce qu’on appelle un produit d’appel. Rentré en 1992, avec le soutien du feu Président Boudiaf, M. Guenzet soumis son travail à la DGSN. Il effectue également par la suite des démarches auprès des ministères de l’Intérieur, des Transports. Mais un membre de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) lui conseille de s’associer à HB technologie. Actuellement, d’autres horizons semblent s’ouvrir pour lui puisque avec l’annonce, lors de la conférence des hommes d’affaires arabes, du système «capital risque», des opportunités pourraient s’offrir à lui. En tout cas, Guenzet Merzouk Sofiane a fondé sa boîte, Maghreb biométrical business machine, et entend sensibiliser les pouvoirs publics sur l’importance de son brevet. «J’apporte un savoir-faire qui peut donner l’occasion à mon pays de concurrencer les grands dans le secteur des cartes bancaires», dira-t-il. Source : http://www.lanouvellerepublique.com/
L’Algérien Guenzet Merzouk-Sofiane a frappé à toutes les portes pour faire connaître son invention, la carte biométrique faciale, déjà reconnue aux Etats-Unis, depuis 1992, date à laquelle il a déposé un dossier pour l’obtention d’un brevet d’invention.
Une équipe de biologistes a pénétré au cœur de la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée et révélé un écosystème vierge exceptionnel : une faune et une flore qui recèlent des centaines d'espèces inconnues de la science, mais peut-être pas des indigènes qui vivent dans cette région ignorée du reste du monde.
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Kangourou arboricole (dendrolagus pulcherrimus), oiseau mangeur de miel, rhododendron blanc géant, échidné à long bec (zaglossus bruijnii), mais aussi une soixantaine d'espèces de grenouilles, environ 150 papillons, des centaines de plantes, une quarantaine de mammifères : autant d'espèces et de sous-espèces animales et végétales rares, voire inconnues, qui viennent d'être découvertes au cœur du territoire des Papous d'Indonésie… "Cela ressemble au jardin de l'Eden sur Terre", s'enthousiasme Bruce Beehler, vice-président de Conservation International, une organisation de protection de la nature. Ce scientifique américain, ornithologue de formation, est l'un des maîtres d'œuvre d'une découverte inestimable pour le biologiste qu'il est. "Nous avons trouvé des dizaines, voire des centaines de nouvelles espèces dans ce qui est probablement l'écosystème le plus vierge de toute la région de l'Asie-Pacifique",
Source : Courrier International


